Résumé

  • Dans la version 4 de prop-165, Tomohiro Fujisaki et Hiroki Kawabata proposent un seul /24 IPv4 pour une organisation admissible à une première allocation IPv6. Ce bloc viendrait du dernier /8 d'APNIC, resterait dans son plafond IPv4 et ne pourrait être transféré ni réattribué.
  • Le demandeur décrirait son déploiement tout IPv6 et ses services de transition, sans justification détaillée par nombre de machines IPv4. APNIC pourrait demander des preuves et réexaminer le besoin. Le rapport APNIC 62 indique qu'aucune décision de consensus n'a été sollicitée en septembre 2026.

Le réseau est tout IPv6 jusqu'au moment où il faut joindre un service qui ne l'est pas. Un résolveur, une passerelle de courrier ou un outil de surveillance peuvent encore réclamer une petite présence IPv4. Fujisaki et Kawabata veulent sortir cet usage de la fiction administrative d'un réseau IPv4 classique. Leur prop-165 donnerait un /24 à un organisme admissible à une première allocation IPv6, sur déclaration du déploiement et des fonctions de transition.

Le texte retire le calcul détaillé des hôtes IPv4, pas tout contrôle. APNIC pourrait demander des éléments montrant que le réseau annoncé existe. Le bloc serait prélevé sur le dernier /8 et compterait dans le plafond du titulaire. La version 4 interdit transfert et réattribution. Un examen périodique, fondé sur des déclarations et sans inspection technique du réseau, vérifierait que l'allocation IPv6 et le besoin de transition subsistent. Si l'usage disparaît, le /24 doit revenir.

Le contrôle devient le cœur du désaccord. L'analyse d'impact publiée par APNIC porte explicitement sur la version 3. Elle demande comment vérifier que le bloc sert réellement le réseau tout IPv6 et comment organiser les réexamens. La version 4 précise la procédure déclarative, mais APNIC devra encore juger quels justificatifs suffisent. Au 30 juin 2026, 1,2 % des membres détenaient de l'IPv6 sans IPv4, selon APNIC : un état du registre, pas une file de candidats.

Les auteurs ont aussi prévu la fermeture du guichet. Les nouvelles attributions cesseraient si l'épuisement du dernier /8 était projeté dans les six mois à partir du rythme des douze mois précédents, ou si la réserve passait sous un seuil fixé par la communauté. Le seuil chiffré manque encore. À APNIC 62, il n'y a eu aucun appel au consensus; le compte rendu de l'institution explique que la révision était arrivée peu avant la réunion. Le guichet n'existe donc pas encore.