Résumé

  • Le ministère britannique propose des exigences de cybersécurité, d’inviolabilité et de comptage pour les bornes publiques, mais le contrôle de conformité reste à organiser.
  • Les obligations envisagées visent les équipements vendus ou installés en Grande-Bretagne et n’imposeraient aucune mise à niveau rétroactive.

Les obligations de 2023 portent sur le service rendu par l’opérateur; la consultation ouverte cette semaine vise aussi le produit vendu et installé. Ce passage d’un régime à l’autre laisse une question de gouvernance sans réponse: qui vérifiera la cybersécurité des bornes publiques?

Le Department for Transport a ouvert la consultation le 29 octobre. Il propose la norme ETSI 303 645, envisage d’accepter EN 18031 comme voie équivalente, et consulte sur des protections physiques contre l’effraction ainsi que sur des compteurs de classe B. Le ministère précise que les règles actuelles sur les bornes intelligentes concernent les équipements domestiques et les petits équipements non domestiques, pas les bornes publiques. Rien de tout cela n’est encore une règle en vigueur. Consultation du DfT · Texte détaillé

Le devoir proposé viserait les entreprises qui vendent ou installent les bornes, principalement les fabricants, importateurs et distributeurs. Pour vérifier leur conformité, le DfT décrit deux options. Dans la première, l’entreprise s’autoévalue selon la spécification de test ETSI, puis un régulateur effectue des contrôles ponctuels. Le ministère indique que ce régulateur reste « à déterminer ». Dans la seconde, une entreprise devrait obtenir une certification auprès d’un organisme d’essai accrédité. Si EN 18031 est reconnu comme équivalent, le DfT devra aussi définir comment en contrôler l’application.

Les obligations déjà en vigueur portent sur un autre maillon. Les Public Charge Point Regulations 2023 imposent aux opérateurs des exigences relatives au paiement, à la fiabilité des réseaux rapides, aux permanences téléphoniques, aux données et à l’affichage des prix. Le texte désigne le Secretary of State comme autorité chargée de leur exécution. Il ne tranche pas pour autant qui vérifierait les nouvelles obligations cyber proposées pour les produits. Une borne peut donc relever des règles de service public actuelles tandis que le contrôle de sa cybersécurité reste sans responsable désigné. Public Charge Point Regulations 2023

Le DfT ne prévoit pas de mise aux normes des équipements déjà installés. Lorsqu’une borne arrivera en fin de vie et sera retirée, son remplacement devra respecter les exigences si elles deviennent loi. Le ministère demande aux répondants quelle est la durée de vie moyenne d’une borne et quel délai d’application serait réaliste. Il ne publie pas de répartition de l’âge du parc : l’horizon de renouvellement reste donc impossible à chiffrer.

Les réponses sont attendues avant 23 h 59 le 20 décembre 2026. La question décisive ne sera pas seulement le choix entre deux normes. Il faudra savoir qui reçoit les preuves, qui peut examiner une borne et qui intervient quand le certificat et l’équipement réel racontent des histoires différentes.

Sources officielles