Résumé

  • En 1999, le Népal autorise des liaisons internationales par VSAT, réduisant la dépendance des FAI envers NTC.
  • NTC conserve les lignes filaires et louées : une passerelle propre ne rend pas toute la connexion indépendante.

La passerelle internationale et la ligne de l’abonné étaient deux couches distinctes. En 1999, le gouvernement a permis aux fournisseurs d’accès d’établir leur propre connectivité internationale par VSAT. Plusieurs pouvaient contourner le monopole de Nepal Telecommunications Corporation (NTC) sur les données internationales. NTC restait toutefois dans le chemin entre client local et FAI.

Un accès Internet peut dépendre de plusieurs liaisons et opérateurs. Un FAI pouvait obtenir une route vers l’étranger tout en restant tributaire d’une ligne téléphonique locale ou d’un circuit loué. L’ouverture a changé le choix de l’amont ; les sources ne démontrent pas la création d’un réseau indépendant de bout en bout.

Un rapport ultérieur de la Nepal Telecommunications Authority décrit un projet de 1993 où l’académie scientifique népalaise échangeait périodiquement des courriels avec ERNET à l’IIT de Bombay, puis une messagerie commerciale à transfert différé. L’étude de l’UIT de novembre 2000 distingue ces services de la première liaison internationale en ligne de Mercantile : mi-juillet 1995, par NTC jusqu’à Singapore Telecom. Ces jalons ne sont pas interchangeables. (rapport de la NTA; étude de l’UIT)

Selon l’UIT, NTC détenait le monopole international jusqu’à mi-1999 ; les FAI dépendaient d’elle et les liaisons décrites étaient de 64 kbit/s. Les plaintes sur prix, bande passante et service sont des appréciations issues d’entretiens, pas des mesures de chaque circuit. L’enquête date de janvier 2000 ; le rapport précise que ses opinions ne représentent pas nécessairement l’UIT ni le gouvernement népalais. (étude, §§2.2.2 et 3.1)

La décision de 1999 a permis des liaisons VSAT. L’UIT rapporte une capacité passée de 320 kbit/s en mai à plus de 5 Mbit/s en fin d’année, selon des données fournies par les FAI. En janvier 2000, Mercantile et WorldLink fournissaient et utilisaient le VSAT ; C&C servait plusieurs autres FAI. Il fallait une licence de fournisseur et une licence d’utilisateur : tous n’avaient pas leur propre passerelle. (étude, §§2.2.2 et 3.3.1)

NTC gardait un autre goulot : les lignes filaires, dont le téléphone classique et les lignes louées. Des FAI signalaient des retards ; certains proposaient des circuits sans fil. Le rapport mentionne aussi l’attente des lignes d’accès commuté, les suppléments et la congestion. Ces témoignages n’établissent pas la situation de chaque région, mais montrent pourquoi la capacité internationale ne suffisait pas à déterminer le coût local. (étude, §3.1)

La loi de 1997 distingue publication et entrée en vigueur : sa traduction anglaise prévoit une date fixée par notification au Journal officiel. Après cette date, elle interdit l’exploitation sans licence et accorde une transition aux services existants. Publication, vigueur, lancement et licence individuelle sont des événements distincts. (loi 2053, §§1 et 21)

L’ouverture a donc déplacé un contrôle sans supprimer les autres : quelques FAI ont obtenu des routes internationales, tandis que les lignes locales restaient concentrées chez NTC. Les sources ne prouvent ni redondance nationale ni concurrence de bout en bout.

Sources et limites

L’étude de l’UIT s’appuie sur une enquête de janvier 2000 et des capacités déclarées par les FAI. Le rapport de la NTA distingue l’étape du courriel. La loi traduite sépare publication et entrée en vigueur.

Étude de l’UIT sur le Népal · Loi sur les télécommunications 2053 (1997) · Rapport de convergence de la NTA