Résumé
- Dans son premier rapport statutaire sur les contenus préjudiciables aux enfants, Ofcom propose de faire passer deux types de contenus de la catégorie « non désignée » à la catégorie « prioritaire » de la loi britannique.
- Le secrétaire d'État détient le pouvoir réglementaire de modifier la liste. Pendant les neuf premiers mois des obligations de protection, l'enquête d'Ofcom n'a relevé aucune variation significative de l'exposition déclarée à l'échelle globale.
Il y a deux cases à ajouter à une liste; la taille de la liste importe moins que la main qui la tient. Dans son rapport du 22 octobre, Ofcom demande de placer les contenus stigmatisant le corps et ceux qui promeuvent la dépression, le désespoir ou l'absence d'espoir parmi les contenus légalement prioritaires pour la protection des enfants. Le régulateur a transmis son avis au secrétaire d'État. Sa plume décrit le risque; celle du ministre peut modifier la loi.
Aujourd'hui, Ofcom range ces deux types parmi les contenus préjudiciables « non désignés ». Pour ces risques, les obligations pesant sur un service de partage ou de recherche se rattachent aux catégories qu'il a identifiées dans sa dernière évaluation des risques pour les enfants. L'inscription à l'article 62 de la loi leur donnerait le même statut que les catégories prioritaires déjà nommées, notamment le harcèlement, la violence grave et les défis dangereux. Ce changement étendrait la base commune des obligations aux services concernés. Il ne les placerait pas dans la catégorie encore plus stricte des contenus « prioritaires primaires ».
Les mots employés évitent de transformer un sujet de santé en interdit général. Pour Ofcom, la stigmatisation corporelle désigne un contenu qui humilie une morphologie ou un trait physique. La seconde catégorie vise ce qui encourage, embellit ou romantise la dépression, le désespoir et la perte d'espoir. Parler de sa propre dépression n'est pas la même chose que la présenter comme un idéal. Le rapport intégral met l'accent sur l'effet cumulatif d'expositions répétées. Ofcom avait déjà reconnu ces deux risques dans son registre de 2025; il juge maintenant leurs preuves assez solides pour une place expresse dans la loi.
Le même dossier contient une mesure moins confortable. La majorité des enfants britanniques interrogés déclarent avoir rencontré au moins un contenu préjudiciable au cours de quatre semaines. Pendant les neuf premiers mois suivant l'entrée en vigueur des obligations de juillet 2025, la proportion totale déclarant une exposition n'a pas changé de façon statistiquement significative. Ofcom n'attribue pas cette trajectoire à un fournisseur particulier; son rapport évalue les catégories de contenus et l'ampleur des dommages.
Son nouveau classement proposé répond à une question de portée juridique, pas à une statistique miraculeuse.
L'article 219 donne au secrétaire d'État le pouvoir de modifier les catégories par règlement. Ofcom ne recommande aucun autre changement pour le moment. Si le ministre ajoute ces deux définitions, le régulateur adaptera ses textes et orientations; un registre des risques révisé est annoncé pour janvier 2027. C'est le calendrier à lire désormais: décision ministérielle, texte juridique, puis consignes applicables aux plateformes.
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