Résumé

  • Elliott a construit une participation dans Deutsche Telekom et pousse le groupe à abandonner une fusion potentielle avec T-Mobile US.
  • Deutsche Telekom contrôle déjà environ 54 % de T-Mobile US et a élargi son programme de rachat d’actions 2026 jusqu’à 5 milliards d’euros.

Les faits

L’investisseur activiste Elliott Investment Management a construit une participation dans Deutsche Telekom et exhorte le groupe allemand des télécoms à abandonner une fusion potentielle avec T-Mobile US, Reuters l’a rapporté le 3 septembre, s’appuyant sur deux personnes au fait du dossier. Reuters n’a pas pu déterminer la taille de la participation d’Elliott. Bloomberg a d’abord publié la position de l’investisseur.

Elliott préférerait que Deutsche Telekom privilégie d’autres moyens d’augmenter la valeur pour les actionnaires, notamment des rachats d’actions plus importants, selon le reportage. Deutsche Telekom détient environ 54 % de T-Mobile US et a exploré une combinaison avec sa filiale américaine. Aucune transaction n’a été annoncée et l’état de ces discussions reste incertain.

En août, Deutsche Telekom a augmenté son programme de rachat d’actions 2026 de 3 milliards d’euros supplémentaires, ce qui porte le total potentiel à 5 milliards d’euros au plus d’ici la fin de l’année. La société a indiqué que cette hausse visait à agir sur sa valorisation boursière et à réduire le nombre d’actions en circulation.

Évaluation

Deutsche Telekom exerce déjà un contrôle majoritaire sur T-Mobile US, de sorte qu’une fusion complète ne constituerait pas l’acquisition d’un réseau qu’il ne contrôlerait pas. La justification d’un accord doit plutôt reposer sur ce qu’une structure de propriété différente apporte aux deux sociétés cotées.

Elliott propose une autre voie. Un rachat d’actions plus important réduit le nombre d’actions propres du groupe allemand tout en laissant inchangé son contrôle majoritaire sur T-Mobile. Une fusion modifierait cette structure juridique et devrait être appuyée par des termes justifiant la modification d’un schéma où Deutsche Telekom a déjà le contrôle.

Pour les lecteurs de BTW, la fusion potentielle doit donc être jugée sur la base des termes de transaction divulgués, et non sur des bénéfices réseau présumés. Tant que Deutsche Telekom n’a pas présenté de proposition, il n’existe pas de preuve que l’intervention d’Elliott modifie l’investissement réseau, les plans de déploiement ou les opérations quotidiennes de T-Mobile.

À surveiller

Surveillez si Deutsche Telekom confirme formellement qu’elle poursuit une combinaison et si elle en révise la structure et les termes. Une participation d’Elliott supérieure au seuil allemand de divulgation de 3 % permettrait également de clarifier la taille de sa position. Toute proposition formelle pourrait alors être comparée au programme de rachat existant de Deutsche Telekom et à sa position majoritaire actuelle sur T-Mobile US.