Summary
- ARIN-2020-3 nomme Amy Potter et Andrew Dul responsables du suivi de la proposition. Selon son exposé de 2020, le plus petit ISP, en recevant le minimum IPv6 alors fixé à
/36, pouvait passer de 250 à 500 dollars de cotisation annuelle. Le service d’enregistrement d’ARIN avait constaté que nombre de demandeurs concernés renonçaient après avoir appris ce surcoût. - Le texte adopté permet de demander un
/40sous deux plafonds : au plus/24d’IPv4 reçu directement et au plus/22d’IPv4 réattribué ou réalloué. Le préfixe peut ensuite grandir jusqu’à/32sans renumérotation ; il passe automatiquement à/36si l’IPv4 direct dépasse/24. Le conseil l’a adopté en décembre 2020, et le NRPM actuel garde cette mécanique.
Un petit fournisseur veut commencer l’IPv6. Il ne demande pas à doubler son activité, seulement un préfixe. Pourtant, sous le barème ARIN de 2020, l’ancien minimum /36 pouvait faire grimper sa cotisation annuelle de 250 à 500 dollars. La facture courait plus vite que le réseau. ARIN-2020-3, suivi conjointement par Amy Potter et Andrew Dul, a attaqué le détail qui déclenchait ce saut : la taille du premier bloc disponible.
L’exposé de la proposition vise les ISP classés 3X-Small, avec au plus un /24 d’IPv4 directement alloué. ARIN Registration Services avait indiqué à son conseil consultatif que, parmi les demandeurs touchés, une part substantielle répondait « non merci » lorsqu’elle découvrait le tarif de l’IPv6. La longueur d’un préfixe, notation familière aux ingénieurs, était devenue un prix d’entrée. Une règle technique agissait sur une décision commerciale avant même la mise en service.
Potter et Dul n’ont pas ouvert le /40 à tout le monde. Deux comptes IPv4 doivent être vérifiés séparément. Les allocations directes ne dépassent pas /24, et les réattributions ou réallocations ne dépassent pas /22 ; zéro est admis dans chacun. Un opérateur ne peut pas se dire minuscule en montrant le premier compte et en cachant le second. L’allocation ordinaire reste au moins /32, sauf demande explicite de /36 ou, si les critères sont remplis, de /40.
La petite porte débouche sur un véritable escalier. Le titulaire d’un /36 ou d’un /40 peut étendre son allocation par paliers alignés sur quatre bits jusqu’à /32, sans changer l’adressage de ses clients ni produire une justification supplémentaire. Si ses allocations directes d’IPv4 dépassent ensuite /24, son /40 doit devenir au minimum /36. L’avantage répond à une situation précise au départ ; la règle sait aussi reconnaître quand l’opérateur n’y est plus.
Le conseil d’ARIN a adopté le texte le 16 décembre 2020 ; ARIN date sa mise en œuvre du 16 mars 2021. Le NRPM en vigueur, section 6.5.2.1, conserve les deux conditions d’accès au /40, la possibilité d’extension et le passage automatique à /36. Les montants de 250 et 500 dollars décrivent le barème cité dans le débat de 2020.
Potter partage le crédit de ce suivi avec Dul. Leur règle n’a pas rendu l’IPv6 plus petit ; elle a rendu sa première marche praticable pour une catégorie étroite de fournisseurs. Un opérateur peut entrer avec un bloc adapté, puis agrandir ce bloc lorsque son activité grandit. C’est une politique tarifaire écrite en notation réseau, et elle se lit beaucoup mieux une fois la facture posée à côté.
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