Summary

  • Ofcom veut accueillir les aides mobiles à la navigation dans la licence AIS ; chaque dispositif recevrait un MMSI unique attribué par le régulateur au format 99MID8XXX.
  • Avant le déploiement, l'autorité maritime et de garde-côtes devra donner son accord et la licence devra être prête. Le titulaire avisera ensuite les deux organismes.

Une épave récente n'attend pas que le bureau ouvre. La balise mobile qui la signale doit pourtant avoir une identité radio et un responsable joignable. Dans sa décision maritime du 23 octobre 2026, Ofcom prévoit d'autoriser les aides mobiles à la navigation au titre de la licence AIS. Chaque aide devra porter un identifiant MMSI distinct, attribué par Ofcom selon la forme 99MID8XXX. La balise se déplace ; son numéro, lui, doit permettre de la reconnaître.

Le parcours administratif compte plusieurs étapes. L'autorité maritime et de garde-côtes, la MCA, doit approuver l'installation avant qu'elle ait lieu. Ofcom demande aux opérateurs de solliciter la licence à l'avance et de conserver cette autorisation pour de futurs déploiements temporaires. Après la mise en place, le titulaire doit prévenir Ofcom et la MCA. Les licences AIS existantes doivent encore être modifiées par la procédure prévue ; l'objectif annoncé est février 2027, sous réserve de ce processus. La décision ne décrit donc pas des balises déjà libres d'être mises à l'eau.

La réponse originale des autorités des phares explique pourquoi la vitesse compte. Elles soutiennent le principe, souhaitent réserver les déploiements aux organisations ayant un besoin reconnu et demandent une procédure assez souple pour signaler vite une nouvelle épave ou des débris flottants. Elles suggéraient d'attribuer à des autorités compétentes un lot de numéros MMSI, à l'image des marqueurs AIS d'urgence. Le texte final d'Ofcom impose un numéro unique par dispositif ; il n'annonce pas cette attribution par lots.

Sur la Tamise, le Port of London Authority voit l'intérêt des aides temporaires mais aussi le risque d'encombrer les écrans AIS. Il veut savoir qui exploite chaque aide active, pouvoir enquêter sur une émission non autorisée et garder une vue d'ensemble du trafic dans son secteur. L'autorité portuaire juge également les démarches actuelles longues et compliquées. Ofcom reconnaît ce point et prévoit de réfléchir à une simplification ultérieure, sans supprimer la chaîne d'approbation retenue ici.

Le dossier officiel réunit ces prises de position. Le défi tient en peu de mots : une balise doit arriver avant le danger suivant, porter un numéro que les systèmes comprennent et conduire à un opérateur que le port peut retrouver. La rapidité seule ne donne pas une bonne carte de navigation.

Sources