Summary

  • Au troisième trimestre, IBM a réalisé 7,804 milliards de dollars de chiffre d’affaires logiciel, en hausse de 8 % sur un an. Dans ce même ensemble, Automation a reculé de 3 %, tandis que Data progressait de 19 % et Hybrid Cloud de 11 %.
  • Automation avançait de 4 % sur un an au deuxième trimestre. L’écart de sept points concerne deux taux de croissance annuels, pas une baisse de 7 % du chiffre d’affaires d’un trimestre à l’autre.

La case qui gâche la présentation

Dans son communiqué du 21 octobre, IBM vante le déploiement d’une « Super Intelligence » capable de transformer des modèles opérationnels entiers. Le tableau des ventes raconte une scène plus étroite. Software monte de 8 %, à 7,804 milliards de dollars. Data grimpe de 19 %, Hybrid Cloud, associé à Red Hat, de 11 %, et Transaction Processing de 9 %. Automation descend de 3 %. Le mot le plus proche de la promesse est celui qui manque la marche.

Ce chiffre ne mesure pas toutes les ventes liées à l’intelligence artificielle. Une entreprise peut acheter des outils de données, de l’infrastructure ou du conseil pour modifier ses opérations. IBM ne ventile pas ces achats selon leur usage final. Il serait donc absurde d’imputer toute l’IA à la ligne Automation. Il serait tout aussi commode d’ignorer son recul parce que le total logiciel se porte bien. Le marché dispose de deux faits simultanés, pas d’une excuse pour en choisir un seul.

Le communiqué du deuxième trimestre permet de mesurer le virage : Automation y gagnait 4 % sur un an, ou 3 % à taux de change constants. Le troisième trimestre affiche moins 3 % en données publiées. Sept points séparent les taux annuels, calculés chacun sur son trimestre comparable de l’année précédente. Le document d’octobre ne donne pas le taux d’Automation à devises constantes ; aucune série de change homogène ne peut être reconstituée avec les chiffres mis en avant.

Une ambition a besoin d’une ligne de caisse

Le logiciel pris dans son ensemble croît de 9 % à devises constantes. Data atteint 20 % sur cette base. Ce sont des résultats commerciaux, et ils méritent leur place dans l’évaluation d’IBM. Ils ne fournissent pas le pont entre la rhétorique du changement organisationnel et les ventes des produits classés Automation. Le communiqué n’offre ni montant en dollars pour cette sous-activité, ni réservations et renouvellements liés à l’IA par produit.

IBM choisit les catégories, les offres groupées et la finesse du reporting. Ses clients choisissent les contrats. Pour savoir si Automation traverse un trou de calendrier, de composition des ventes ou de demande, il faut la série monétaire et la nature des commandes. Un trimestre suivant peut rétablir la croissance. S’il laisse Data porter le logiciel pendant qu’Automation reste en retrait, la prime de valorisation devra rémunérer le portefeuille réel, pas le nom flatteur d’une case.

Sources