Résumé

  • Les journaux Whois de RIPE NCC montraient quelques centaines de requêtes quotidiennes pour e164.arpa.
  • En novembre 2026, les points RDAP testés répondent HTTP 501. L’équipe avait annoncé en 2025 qu’elle allait ajouter ce support et publier un RFC.

Quelques centaines de requêtes par jour, selon RIPE NCC en août 2025, toutes sur Whois. Ce chiffre compte les requêtes de l’ancien protocole ; il ne donne ni le nombre de clients RDAP ni le rythme d’une migration. Aucun compteur comparable pour RDAP n’est publié dans le fil.

La question avait pris une forme très technique. Un participant du groupe Database signalait que RDAP renvoyait 500 pour les domaines ENUM délégués et 400 pour e164.arpa lui-même. RIPE NCC répondit que le format du RFC 9082 ne prévoyait pas cette zone dans les requêtes des RIR. Le responsable de la base évoqua alors deux choix : comment découvrir le service compétent et si les autres RIR devaient rediriger vers RIPE NCC. Le 5 août, l’équipe annonça qu’elle procéderait à l’implémentation et la documenterait dans un RFC, avec pour but la parité fonctionnelle avec Whois. Le fil Database original

La preuve d’usage ne réglait pas l’architecture. e164.arpa relie les numéros E.164 à des URI Internet ; le mécanisme de résolution se déroule dans le DNS. RDAP est le guichet HTTPS de données d’enregistrement. Les deux se croisent dans les dossiers de la base RIPE, mais ne remplacent pas l’un l’autre. IANA décrit la fonction de e164.arpa, tandis que la documentation de RIPE NCC montre des requêtes RDAP de type domain pour des zones de DNS inverse. IANA : registre .ARPA · Documentation RDAP de RIPE NCC

Puis vient le test de production. Le 1er novembre 2026, une requête sur e164.arpa puis une autre sur 6.4.e164.arpa ont toutes deux renvoyé 501. La réponse dit que le support ENUM n’est pas implémenté et indique whois.ripe.net sur le port 43. En 2025, les participants voyaient des 400 et des 500 ; en 2026, l’échec est devenu explicite. Le service n’a pas ajouté la capacité promise.

Le compte rendu du 29 octobre à RIPE 93 ajoutait une étape, pas une date. L’équipe a fait état de progrès, demandé à la communauté si elle devait poursuivre et dit être prête si celle-ci approuvait. Le texte ne précise ni version, ni numéro de brouillon, ni échéance. Le 1er novembre, le serveur donnait encore le même 501 sur les deux domaines. Transcription du groupe Database à RIPE 93

Le port 43 dans la réponse compte autant que le code. RIPE NCC ne laisse pas le client deviner la marche à suivre : pour cette donnée, le service lui indique encore Whois. Mais cette consigne garde chaque client attaché à une exception de protocole alors que le registre dit vouloir fournir RDAP. Une ligne de journal actuelle par protocole dirait si les centaines de demandes observées en Whois ont suivi le déplacement vers RDAP ; RIPE NCC ne publie pas ce décompte.

Le chantier touche plusieurs interlocuteurs : RIPE NCC exploite la zone, l’extension doit s’inscrire dans le format RDAP et les autres RIR pourraient être concernés par la découverte ou la redirection. En août 2025, le vice-président de RIPE soulignait la nécessité d’associer l’IAB, l’UIT-T et les opérateurs des zones déléguées avant la publication d’un brouillon. Ce détour institutionnel a une raison technique : une adresse stable et une méthode de découverte doivent aller ensemble.

Un numéro de version ou un brouillon public fixerait l’état de la livraison. Un endpoint qui répond autrement que 501 prouverait l’étape suivante. Pour l’instant, les journaux disent qu’il y avait des requêtes ; l’API dit que RDAP ne les sert toujours pas.

Sources : fil Database de RIPE NCC, transcription RIPE 93, documentation RDAP de la base RIPE, réponse RDAP e164.arpa, réponse RDAP 6.4.e164.arpa, registre .ARPA d’IANA.