Résumé

  • La proposition AFPUB-2026-IPv4-001-DRAFT02 prévoit une quarantaine par défaut de 12 mois avant le retour d’un espace IPv4 récupéré dans le pool disponible.
  • Elle permettrait de raccourcir cette période si l’espace disponible passe sous un /13 ou pour d’autres raisons opérationnelles, sans que le dossier public ne précise un bloc libéré, ses contrôles ou son autorité de validation.
  • La réunion AFRINIC 37 a constaté un consensus approximatif et la page des propositions indiquait Last call au gel du 7 septembre 2026; cela ne vaut ni ratification ni mise en œuvre.

Selon la page de la proposition, AFRINIC est entrée dans la phase 2 du Soft Landing en 2020 et a ensuite récupéré plus de trois millions d’adresses IPv4. Ces quantités sont attribuées au dossier de la proposition; elles ne constituent pas ici des mesures indépendantes. Le projet rendrait irréversibles les phases d’épuisement et organiserait le passage de « récupéré » à « disponible ».

C’est ce passage qui mérite un contrôle précis. Un bloc devrait normalement rester en quarantaine pendant 12 mois. AFRINIC pourrait réduire ce délai si l’espace disponible descendait sous un /13, ou pour d’autres raisons opérationnelles. Le /12 réservé pourrait aussi entrer dans le pool disponible lorsque l’espace ordinaire ne suffirait pas à satisfaire une demande. Le projet supprimerait des sections CPM identifiées comme obsolètes et ramènerait de 12 à huit mois deux périodes de besoin projeté.

La question n’est donc pas seulement de savoir si des adresses ont été récupérées. Pour chaque bloc, le registre public devrait répondre à sept questions : quel préfixe a quitté la quarantaine; quand le délai a-t-il commencé; a-t-il été raccourci; pour quelle raison; quels contrôles ont été réalisés; qui a autorisé le changement et vers quel pool ou état le bloc a-t-il été dirigé?

L’évaluation du personnel indique qu’une quarantaine de 12 mois pourrait être ramenée à six mois si nécessaire. Elle recommande aussi qu’elle reste extensible jusqu’à la vérification du nettoyage. L’historique d’une liste noire ou d’un spam antérieur figure parmi les sujets de contrôle. Le personnel recommande de documenter et de publier les critères et méthodes de récupération et de nettoyage. Une présence dans une liste noire ne prouve toutefois ni un abus actuel, ni la propriété, ni la sûreté du routage, ni un droit juridique.

Le procès-verbal du 24 juin indique qu’un consensus approximatif a été constaté et que les coprésidents ont demandé au Secrétariat de publier, pendant le Last call, une procédure claire de nettoyage de l’espace récupéré et une définition de l’utilisation. Le procès-verbal mentionne également un risque juridique potentiel lié à l’absence de procédures ouvertes et vérifiables. Il s’agit d’une appréciation consignée, non d’une conclusion juridique établie.

Une solution concrète serait un reçu de sortie de quarantaine pour chaque bloc libéré. Il s’agit d’une analyse et d’une recommandation de BTW, non d’un produit AFRINIC existant ni d’une exigence déjà inscrite dans le projet. Le reçu devrait indiquer le préfixe, l’événement de récupération, le début et la fin de la quarantaine, toute réduction et sa justification, les contrôles effectués, les risques non résolus, le rôle décisionnaire, le pool ou l’état de destination et la date de publication des éléments de preuve.

Aucune source du dossier gelé n’établit une ratification par le Board, une mise en œuvre ou la libération d’un bloc nommé au titre du projet. Elle n’établit pas non plus le solde actuel du pool, un résultat de nettoyage, une observation de routage, une décision d’attribution ou une date d’application. Un reçu ne créerait pas ces faits; il rendrait les futures décisions auditables.

Note de publication : « Publié » désigne la date éditoriale programmée du 7 septembre 2026. L’heure effective de publication sur le serveur n’est pas encore définie et restera vierge jusqu’à publish-now.