Résumé

  • Fin 2025, l’UIT évaluait à 378,8 millions de francs suisses ses engagements d’assurance maladie après service. Les actifs affectés à cette dépense atteignaient 15 millions, soit environ 4 % du passif.
  • Le chiffre du passif a reculé depuis 2024 surtout parce que les hypothèses actuarielles ont bougé. Le rapport soumis à la conférence de Doha esquisse des objectifs de financement; il demande aux délégués d’en prendre note.

Une promesse de soins se gagne pendant les années de travail; sa facture arrive bien plus tard. Dans le rapport remis à la conférence de l’UIT, ces promesses valent 378,8 millions de francs suisses au 31 décembre 2025. La caisse dédiée en contient 15. Quatre francs provisionnés pour cent francs d’engagements: le dessin se passe de camembert.

Le passif affiché était encore de 415,8 millions un an auparavant. Sa baisse d’environ 37 millions tient surtout au calcul: le taux d’actualisation supposé passe de 1,40 % à 1,80 %, et la hausse attendue des coûts médicaux de 2,40 % à 2,20 %. Ces paramètres abaissent la valeur présente de prestations futures. Ils n’ont pas déposé 37 millions sur le compte. Le secrétariat chiffre la part sans financement à plus de 96 %.

Le Conseil a commencé à alimenter la réserve: un million de francs par exercice de deux ans. Depuis le 1er janvier 2026, un mécanisme prélevé sur la paie des nouvelles recrues équivaut à 5,35 % de leur salaire de base. Le rapport juge cet amorçage insuffisant pour constituer une stratégie complète. Il soumet des jalons illustratifs — 25 % de couverture en quinze ans, 50 % en trente, 75 % en quarante-cinq — et montre la facture de la vitesse: 21 à 23 millions de contributions annuelles dans un scénario sur cinq ans, 5 à 10 millions sur trente ans.

Une piste plus immédiate consiste à examiner environ 7,2 millions placés dans d’anciens fonds liés au personnel, en vue d’une éventuelle réaffectation après vérifications juridiques. Même ce tiroir ne remplirait pas la caisse. Le registre officiel indique que la conférence est simplement invitée à prendre note du rapport pendant le débat sur le plan financier 2028–2031. Aux États membres de dire si la promesse aura enfin une cible chiffrée et des versements suivis.

Sources officielles