Résumé

  • Les administrations d’Asie-Pacifique proposent que les groupes d’experts EGTI et EGH étudient des mesures complémentaires susceptibles d’enrichir l’indice de développement des TIC lors d’une révision future.
  • Leur projet conserve la publication annuelle sans classement, la stabilité quadriennale de la méthode, la consultation des États et leur choix de participer. L’édition 2026 porte sur 159 économies.

Un indicateur ne se contente pas de décrire le monde. Il choisit d’abord la partie du monde qui entrera dans la colonne. L’addendum 7 des administrations d’Asie-Pacifique, inscrit le 21 octobre au registre de l’UIT, propose d’ajouter une étape de recherche à la résolution 131. Deux groupes d’experts, chargés des indicateurs des télécommunications et des ménages, examineraient des mesures complémentaires et diffuseraient leurs résultats en vue d’éventuelles révisions de l’IDI.

Le texte réaffirme aussi le travail sur un indice composite permettant de suivre le niveau et la progression des TIC. Son nouveau considérant envisage des mesures quantitatives ou qualitatives, des intrants ou des résultats, et des indices composites lorsque la méthode le permet. Il ne change pas le calcul de l’édition en circulation : selon la page officielle de l’IDI 2026, celle-ci couvre 159 économies et constitue la quatrième édition fondée sur la méthode introduite en 2023.

La résolution adoptée en 2022 fixait déjà un cadre assez serré. L’IDI devait paraître chaque année sans classement des pays, garder sa structure pendant quatre ans, consulter formellement les États et leur laisser la possibilité de ne pas participer. Elle prévoyait aussi des seuils de données, un accord sur les données de substitution et la publication des formules, algorithmes et données sources. Le projet Asie-Pacifique garde ces garde-fous et ouvre un espace pour essayer d’autres instruments.

Ce n’est pas la bataille d’une place sur un podium. C’est celle de la question posée par le thermomètre. Si une future mesure entre dans l’IDI, des politiques nationales pourront être lues à travers elle. Le travail des experts, puis la consultation des États, décideront si le cadran apporte une information ou une nouvelle illusion de précision.

Sources officielles