Summary

  • La révision 15 du projet RATS ajoute une analyse de sécurité visant sept paramètres modifiables du flux d’attestation d’un équipement réseau.
  • Un battement de cœur ou une notification attendue qui manque coupe la chaîne de fraîcheur ; le vérificateur doit recueillir une nouvelle preuve.

Le coffre est fermé, mais les boutons restent à portée de main. Voilà le paradoxe que décrit la nouvelle version du projet RATS : une preuve TPM peut être signée impeccablement pendant que les paramètres qui décident de son contenu changent. La signature protège le message reçu. Le choix des PCR, de la cadence et du certificat façonne le message envoyé.

La version du 27 octobre inscrit sept nœuds modifiables dans son modèle YANG : période de regroupement des événements, schémas de signature pour TPM 1.2 et 2.0, battement de cœur TPM 2.0, nom du certificat AIK lié à l’abonnement et indices PCR abonnables pour les deux générations. La période de regroupement vaut cinq secondes par défaut. Même sans changement des PCR choisis, le battement de cœur produit une nouvelle citation TPM 2.0 selon l’intervalle réglé.

La section 8.3 nouvellement ajoutée nomme l’effet d’une modification sans autorisation : disponibilité des preuves, cadence de livraison, clés ou algorithmes peuvent bouger. Les notifications révèlent aussi des mesures d’intégrité et des détails sur le matériel et les logiciels. Le texte demande de réserver l’écriture aux administrateurs autorisés et la lecture ou l’abonnement aux vérificateurs et autres consommateurs habilités. RFC 8341 fournit le modèle de contrôle d’accès, et RFC 9907 cadre cette analyse YANG.

Une autre commande commande le silence. La section 8.4 indique qu’après la perte d’un message ou d’un battement attendu, le vérificateur a besoin d’une preuve fraîche pour reprendre son appréciation. Les abonnements durables mobilisent TPM, mémoire, calcul et réseau ; un flot d’événements mesurés répétés peut alourdir la charge.

La version 14 se contentait d’une section de sécurité plus générale. Le Datatracker place la version 15 en évaluation par l’IESG. La question pratique tient en une phrase : qui possède la clé de l’armoire des réglages ?