Résumé

  • RFC 3980 a ajouté naa. devant un identifiant NAA en hexadécimal afin qu’un même nom de périphérique puisse servir de base entre iSCSI, Fibre Channel et SAS.
  • Ce nom persistant visait le nœud logique. Adresse IP, port TCP, portail, découverte, authentification, session et résultat d’E/S restaient des preuves distinctes.

Le problème n’était pas de manquer d’adresses. Il était d’en avoir trop pour une seule identité. Une baie équipée de plusieurs interfaces pouvait offrir plusieurs chemins et plusieurs transports tout en restant le même objet SCSI. Lui attribuer un nouveau nom à chaque changement de carte ou de réseau aurait transformé la maintenance en changement d’identité.

RFC 3980 a donc défini une représentation supplémentaire : naa. suivi d’un identifiant Network Address Authority encodé en hexadécimal ASCII. Sa fiche, ses errata et son historique IETF situent cette extension sur la voie normative en 2005. Les exemples de 64 et 128 bits tenaient largement dans la longueur maximale d’un nom iSCSI.

Le bénéfice venait de l’autorité réutilisée. Fibre Channel et SAS employaient déjà NAA. Un constructeur disposant de cette infrastructure pouvait fonder le nom du périphérique sur le même identifiant lorsque l’équipement ajoutait des ports iSCSI. Le protocole n’inventait pas un nouveau propriétaire du namespace; il transportait une valeur issue d’une autorité existante.

Mais représentation commune ne signifiait pas résolution. RFC 3720 séparait le nom du nœud de ses adresses. RFC 3721 traitait la découverte comme une fonction à part, et RFC 4171 donnait à iSNS un plan de découverte et de gestion. C’est sur ces surfaces qu’un nom pouvait être associé à des portails actuels. Le texte naa. seul ne fournissait aucune IP ni aucun port TCP.

RFC 7143 a ensuite consolidé l’architecture et conservé cette limite : le nom ne suppose ni lieu ni adresse. Le nœud peut déménager, changer d’interface ou posséder plusieurs adresses sans changer de nom. Un portail, au contraire, porte une adresse et, côté cible, un port d’écoute. La fiche, les errata et le dossier IETF montrent que ce RFC a remplacé RFC 3980 sans abolir sa forme NAA.

La comparaison canonique restait elle aussi limitée. RFC 3722 normalisait les chaînes pour permettre une comparaison stable. L’égalité de deux chaînes ne validait ni l’attribution NAA, ni la présence du matériel, ni le contrôle par celui qui présentait le nom. Les exigences de nom persistant et indépendant du lieu rejoignaient celles des URN dans RFC 1737.

Le nom servait de principal dans l’authentification, sans être un secret ni une preuve. Les contrôles de RFC 3723 demeuraient nécessaires. Une connexion pouvait annoncer le bon nom et échouer à s’authentifier; elle pouvait s’authentifier puis être refusée, ou réussir avant qu’une E/S échoue. RFC 4850 et RFC 5048 ont corrigé d’autres aspects ensuite incorporés à RFC 7143. Le registre IANA iSCSI atteste des paramètres, non d’un déploiement ou d’un chemin vivant.

RFC 3980 a donc réduit le coût du changement sans convertir le nom en carte du réseau. Le nom survivait au chemin; découverte, sécurité et résultat opérationnel devaient toujours être observés séparément.

Sources