- Le pays concerné est la République du Congo, dont la capitale est Brazzaville, et non la République démocratique du Congo. Internet Society Pulse enregistre une coupure nationale de 05 h 30 UTC le 15 mars 2026, jour du scrutin, à 08 h 00 UTC le 17 mars: 50 heures et demie.
- NetBlocks a indiqué à Reuters que la connectivité représentait environ 3 % de son niveau habituel. Les mesures établissent la période et l'échelle nationale, mais aucun ordre authentifié, motif juridique, récit d'opérateur ou mécanisme technique n'apparaît dans le dossier examiné.
L'ancienne version avait choisi le mauvais Congo
L'élection présidentielle du 15 mars 2026 s'est tenue en République du Congo, souvent appelée Congo-Brazzaville. L'ancien texte désignait à plusieurs reprises la République démocratique du Congo, pays distinct dont la capitale est Kinshasa. Son image générée aggravait l'erreur en affichant le drapeau de la RDC.
Reuters a signalé une panne étendue au moment où les électeurs votaient. Alp Toker, directeur de NetBlocks, a décrit des mesures compatibles avec une coupure à l'échelle du pays et une connectivité proche de 3 % de la normale. Telecoms.com a repris le constat le 16 mars et l'a rapproché de la coupure électorale congolaise de 2021.
Les mesures indépendantes bornent la coupure à 50 h 30
Internet Society Pulse classe l'événement comme coupure nationale, du 15 mars à 05 h 30 UTC au 17 mars à 08 h 00 UTC. Sa fiche présente des observations de Cloudflare Radar et d'IODA montrant un trafic proche de zéro. Les horodatages publiés donnent deux jours et deux heures, soit 50 heures et demie.
Cette chronologie remplace les mentions contradictoires de l'ancien article, qui parlait tour à tour d'une élection à venir, du vote et des premiers résultats. La rupture a commencé le jour du scrutin et le service est revenu le 17 mars, date de l'annonce des résultats provisoires. Les sources ne permettent pas de dire si la remise en ligne a précédé ou suivi l'annonce elle-même.
La mesure prouve la rupture, non l'auteur de l'ordre
Un effondrement visible dans plusieurs systèmes de mesure atteste fortement une perte nationale de connectivité externe. Il n'identifie pas, à lui seul, le décideur, l'instrument juridique, les instructions reçues par les opérateurs ou le point de contrôle réseau. Les données publiques ne départagent pas transit international, routage, cœur mobile, DNS ou autres moyens possibles.
Reuters a indiqué que le Premier ministre Anatole Collinet Makosso n'avait pas répondu immédiatement. Telecoms.com n'a trouvé à ce moment aucune explication publique d'Airtel Congo, de MTN Congo ou de l'Agence de régulation des postes et des communications électroniques, l'ARPCE. Une note de la société civile évoque une prétendue instruction du 5 mars visant aussi les SMS, tout en précisant qu'un ministre l'a qualifiée de fausse; ce document contesté ne prouve donc aucun ordre. L'ancienne affirmation selon laquelle les autorités auraient invoqué l'ordre public ou la désinformation a été supprimée.
La coupure a encadré une élection très contrôlée
Denis Sassou Nguesso, alors âgé de 82 ans, sollicitait un nouveau mandat de cinq ans après avoir gouverné presque sans interruption depuis 1979. Reuters recensait six adversaires, le boycott de plusieurs partis, deux figures de l'opposition emprisonnées et d'autres en exil. Ce contexte ne suffit toutefois pas à attribuer techniquement ou juridiquement la coupure.
Les résultats provisoires annoncés le 17 mars accordaient 94,82 % à Sassou Nguesso et un taux de participation officiel de 84,65 %, selon Associated Press. AP a aussi observé des files courtes ou inexistantes dans de nombreux bureaux de Brazzaville. Résultats officiels et observations de terrain ne transforment pas des mesures de trafic en constat juridique de responsabilité.
Les pièces manquantes sont opérationnelles et juridiques
Une perte nationale de connectivité peut entraver l'information, les communications familiales et les usages en ligne. Mais aucune source examinée ne chiffre ici les utilisateurs touchés, paiements échoués, pertes commerciales, effets sur les secours ou recours au contournement. Les larges conclusions économiques, sociales et démocratiques de l'ancien texte ont donc été resserrées.
Un dossier complet exigerait un ordre ou rapport d'incident authentifié, la base légale, les destinataires, les heures de mise en œuvre, les systèmes autonomes et services concernés, les exemptions, les consignes de rétablissement et les journaux d'opérateurs. À ce stade, seule cette conclusion est établie: une coupure nationale a chevauché l'élection pendant 50 h 30; son attribution et son mécanisme ne sont pas publics.
Points à surveiller
- Un ordre authentifié du gouvernement, des services de sécurité, du régulateur ou d'une juridiction.
- Des traces d'Airtel Congo, MTN Congo ou de fournisseurs amont sur les instructions reçues et exécutées.
- Des données séparant transit international, routage, cœur mobile, DNS et blocages par service.
- La séquence exacte de rétablissement par opérateur, système autonome, technologie et région.
- D'éventuelles exemptions pour services publics, organes électoraux, médias, banques ou secours.
- Des mesures congolaises des utilisateurs, échanges, paiements, reportages et contournements affectés.
Sources
- Telecoms.com, 16 mars 2026: constat contemporain de la perturbation nationale, silence public des opérateurs et du régulateur, comparaison avec 2021
- Dépêche Reuters reprise par ThePrint, 15 mars 2026: connectivité proche de 3 %, contexte électoral et absence de réponse immédiate du Premier ministre
- Fiche Internet Society Pulse: période du 15 mars 05 h 30 UTC au 17 mars 08 h 00 UTC, durée de 50 h 30 et mesures Cloudflare Radar/IODA
- Internet Society Pulse, 24 mars 2026: qualification ultérieure de coupure de deux jours et comparaison internationale
- Associated Press, 17 mars 2026: résultat provisoire, participation officielle, observations électorales et mention de la coupure nationale
- Note EU SEE/Hivos sur la République du Congo, mars 2026: contexte préélectoral de l'espace civique et caractère expressément contesté de la prétendue instruction de coupure
- Fiche de l'image Wikimedia Commons: photographie aérienne de Brazzaville prise par Africany le 19 août 2025 et placée sous CC0
- JPEG original de Brazzaville: image de lieu non modifiée, 1348×882; antérieure au scrutin, elle ne documente ni vote ni coupure
- Dédicace au domaine public CC0 1.0: conditions de réutilisation de la photographie de remplacement

