• NATS a rétabli son système de traitement des vols après qu’une panne technique a perturbé les aéroports du Royaume-Uni le 8 septembre
  • Plus de 1 000 vols ont été annulés, tandis que les compagnies aériennes et les aéroports continuaient à résorber les perturbations après le rétablissement du système

Les faits

NATS a rétabli son système de traitement des vols après qu’une panne technique a perturbé les vols dans tout le Royaume-Uni le 8 septembre. Le prestataire a déclaré que le problème avait été résolu et que la sécurité n’avait pas été compromise. Plus de 1 000 vols ont été annulés, selon les chiffres publiés par l’Associated Press.

Birmingham Airport a indiqué que les départs avaient repris à 18 h 40, heure locale. Vingt minutes plus tard, l’aéroport travaillait encore avec NATS, les compagnies aériennes et les prestataires d’assistance en escale pour résorber l’arriéré. Le Financial Times a rapporté que des appareils et des équipages avaient été déplacés pendant la perturbation.

La Civil Aviation Authority a déclaré le 9 septembre que NATS fournirait un rapport technique sur l’incident. Le gouvernement a également demandé au régulateur de mener un examen indépendant et d’évaluer la capacité de NATS à fournir un service résilient. Aucune cause technique détaillée n’avait été publiée.

L’analyse

Le rétablissement du traitement des vols n’a pas rétabli le programme de vols antérieur à la panne. Les compagnies aériennes avaient toujours des appareils, des équipages et des passagers au mauvais endroit, tandis que les aéroports avaient encore des mouvements retardés à traiter. La reprise à Birmingham a donc marqué le retour des départs, et non la fin des perturbations.

Cette distinction compte pour la planification de la reprise. Un opérateur de système peut mesurer le moment où le logiciel redevient disponible, mais les compagnies aériennes et les aéroports doivent mesurer le temps nécessaire pour rétablir un programme de vols viable. Ce second intervalle dépend de la coordination entre des organisations et des ressources que le système central de traitement ne contrôle pas.

Pour les lecteurs de BTW, la résilience doit donc être évaluée au-delà du seul temps de rétablissement technique. L’examen de l’incident doit établir quand le système a été remis en service, quand le traitement normal a repris et combien de temps les opérateurs en aval ont mis à résorber les perturbations qui en ont résulté. Ces jalons distinguent la reprise du système partagé de celle des services qui en dépendent.

À surveiller

Il faudra suivre le rapport technique de NATS et l’examen indépendant de la CAA pour connaître la séquence de la panne, le calendrier de rétablissement et les mesures de secours utilisées pendant l’interruption. Les conclusions devraient distinguer la réparation du système du temps dont les aéroports et les compagnies aériennes ont eu besoin pour rétablir leurs programmes de vols.