• GeoCables a enregistré une forte hausse du temps d’aller-retour sur INDIGO-West au cours de la surveillance d’un incendie de forêt en Indonésie, près de tracés de câbles internationaux
  • Les mesures ont révélé une anomalie du réseau, sans établir que le câble sous-marin avait subi des dommages physiques ni qu’une réparation en mer était nécessaire

Les faits

GeoCables a publié une alerte de surveillance le 6 septembre après le signalement d’un important incendie de forêt en Indonésie dans une zone proche de plusieurs systèmes internationaux de câbles. Ses mesures ont montré un temps d’aller-retour, ou RTT, plus élevé sur INDIGO-West pendant la période d’observation. GeoCables a également poursuivi la surveillance d’autres systèmes de câbles dans la zone.

Une latence plus élevée ne suffit pas, à elle seule, à démontrer qu’un câble sous-marin a été endommagé. Une modification du routage, une congestion, les systèmes des stations d’atterrissement ou des connexions terrestres peuvent également accroître le temps nécessaire au trafic pour circuler entre deux points. Les éléments disponibles montrent donc une anomalie de latence sur INDIGO-West pendant l’événement. GeoCables n’a signalé ni rupture confirmée du câble sous-marin ni élément indiquant qu’une réparation en mer était nécessaire.

L’évaluation

Un pic de latence suffit à justifier une enquête, mais pas à diagnostiquer une défaillance du câble. Si le trafic met soudain plus de temps à effectuer un aller-retour, les ingénieurs doivent encore déterminer à quel endroit du trajet ce délai est apparu. C’est important ici, car l’incendie et l’anomalie du réseau se sont produits dans le même secteur au sens large, mais leur proximité ne permet pas d’établir un lien de causalité. Le problème pourrait être lié au routage, à la congestion, à une station d’atterrissement ou à une connexion terrestre, tandis que la fibre sous-marine reste intacte.

La mesure de GeoCables donne aux opérateurs un point précis à vérifier sans tirer de l’événement environnemental une conclusion non étayée quant à des dommages au câble. Pour les lecteurs de BTW, l’étape suivante consiste à comparer les données de latence aux avis des opérateurs et à d’autres mesures du réseau. Si la hausse de latence persiste ou si des problèmes de connectivité plus étendus apparaissent, il y aura davantage de raisons d’examiner le tracé du câble. Si la latence revient à la normale sans activité de réparation, l’hypothèse d’une rupture physique devient moins probable.

À surveiller

Il faudra observer si la latence d’INDIGO-West revient à la normale, si les opérateurs publient un avis de panne ou de maintenance et si les stations d’atterrissement ou les réseaux terrestres signalent des perturbations. Une anomalie persistante relevée par plusieurs mesures justifierait une enquête plus approfondie, tandis qu’un retour au niveau de référence sans activité de réparation rendrait moins probable une rupture physique du câble.