Résumé

  • Le ministre de la Technologie Nate Glubish affirme que l’Alberta prépare des règles de recul destinées à éloigner les grands projets de centres de données des zones résidentielles
  • La province n’a pas encore publié la distance requise, la date d’entrée en vigueur ni les modalités applicables aux projets dont le développement est déjà en cours

Les faits

Le ministre de la Technologie et de l’Innovation de l’Alberta, Nate Glubish, affirme que la province prépare des règles de recul pour les grands projets de centres de données, après que des habitants ont exprimé leurs inquiétudes au sujet de projets construits à proximité de logements. Lors d’une réunion publique à Redwater, dans le comté de Sturgeon, des habitants ont interrogé Glubish sur l’eau, l’électricité, les garanties environnementales et les répercussions des grands projets sur les communautés voisines. La réunion s’est tenue près du projet de centre de données d’IA de Meta, d’un montant prévu de 13 milliards de dollars canadiens.

Glubish a déclaré que de nouvelles règles de recul allaient être instaurées afin d’éloigner les grands projets des zones résidentielles. Lors d’une précédente réunion publique à Lacombe, il avait évoqué un projet de centrale électrique au gaz près d’Olds, rejeté après que les autorités de régulation eurent estimé qu’il était trop proche de la communauté environnante, et avait indiqué que le gouvernement examinait des dispositions précises en matière de recul.

L’Alberta n’a pas encore publié de distance minimale de recul, de date d’entrée en vigueur ni de précisions sur les parties d’un projet de centre de données qui seraient concernées. Elle n’a pas non plus indiqué si les projets déjà approuvés ou en cours de développement devraient respecter les nouvelles règles.

L’analyse

Une règle de recul imposerait aux promoteurs une condition supplémentaire lors du choix et de la conception d’un site. L’accès au terrain et à l’électricité ne suffirait plus à lui seul: le projet devrait également respecter la distance minimale que l’Alberta fixera entre les grandes installations et les logements voisins.

Les effets dépendront de précisions que la province n’a pas encore publiées. L’Alberta doit encore définir la distance, les installations concernées et l’éventuelle exemption des projets dont le développement est déjà en cours. Ces éléments sont importants pour des projets tels que le campus de Meta dans le comté de Sturgeon, mais rien ne prouve encore que Meta devra modifier son site ou ses plans de construction.

Pour les lecteurs de BTW, la règle deviendra une contrainte d’infrastructure lorsque les promoteurs devront démontrer sur un plan de site que leur projet respecte la distance requise par rapport aux logements. Tant que l’Alberta n’aura pas publié cette norme et précisé les projets qui devront la respecter, le recul restera un engagement politique plutôt qu’une nouvelle exigence d’aménagement.

À surveiller

Il faudra surveiller la publication par l’Alberta de la distance de recul, de la date d’entrée en vigueur et des installations couvertes par la règle. La province devra également expliquer comment la distance sera mesurée, qui sera chargé de la faire respecter et si les projets déjà approuvés ou en cours de développement seront exemptés. Ces précisions indiqueront quels sites pourraient devoir être modifiés avant de poursuivre les étapes de planification et de construction.