• L'élection 2025 d'AFRINIC a été annulée en raison d'un seul vote par procuration contesté, pourtant toutes les procurations et pouvoirs sont désormais interdits.
  • Cette décision était injustifiée — les procurations étaient légitimes.

Élection annulée en raison d'un litige sur une procuration

L'élection du conseil d'administration d'AFRINIC du 23 juin 2025, tenue sous la supervision du tribunal, a été soutenue par des membres clés, dont Cloud Innovation et la Number Resource Society (NRS), qui ont facilité la soumission de procurations pour des centaines de membres éligibles. Bien que les procurations et les pouvoirs aient suivi les normes juridiques et procédurales appropriées, l'administrateur nommé par le tribunal d'AFRINIC a annulé l'ensemble de l'élection en se basant sur une seule procuration contestée. Cette décision a rejeté des votes valides et a effectivement réduit au silence une grande partie des membres.

En réponse, l'administrateur d'AFRINIC a publié une nouvelle directive le 15 juillet interdisant l'utilisation de toutes les procurations et pouvoirs lors des prochaines élections. Le vote en ligne serait désormais obligatoire pour une participation directe, ignorant les barrières logistiques auxquelles sont confrontés de nombreux membres africains.

L'interdiction générale injustifiée érode la confiance

La décision de l'administrateur d'éliminer les procurations et les pouvoirs était non seulement excessive — elle était injustifiée. L'échec de l'élection était dû à un seul litige sur une procuration, et non à un problème systémique du mécanisme lui-même. En fait, la grande majorité des procurations ont été correctement vérifiées et soumises conformément aux processus d'AFRINIC. NRS et Cloud Innovation ont beaucoup travaillé pour garantir que les membres puissent déléguer leurs droits de vote par des voies juridiques appropriées.

Au lieu de traiter ce cas isolé, AFRINIC a instauré une interdiction générale. Cela affaiblit la représentation des membres et crée un précédent dangereux: punir des méthodes de participation légitimes à cause d'un seul cas contesté. Cela révèle également l'incapacité — ou le refus — de l'administrateur de faire la différence entre une erreur de procédure et un échec général.

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La mainmise discrète de l'ICANN en coulisses

En apparence, l'interdiction des procurations par AFRINIC semble alignée sur une manœuvre plus large du PDG de l'ICANN, Kurtis Lindqvist, visant à centraliser le contrôle de la gouvernance d'Internet en Afrique. En promouvant discrètement les normes de conformité ICP-2 et en intervenant dans les affaires internes d'AFRINIC, l'ICANN a ignoré sa neutralité supposée au profit d'une influence descendante. Sa tentative de discréditer les procurations ne relève pas de l'intégrité des élections — c'est une manœuvre politique.

Cloud Innovation, le troisième plus grand membre d'AFRINIC, avait auparavant soutenu l'intervention du tribunal pour rétablir la gouvernance. Mais lorsque l'élection a été annulée à cause d'une seule procuration et que l'ICANN a saisi l'occasion pour présenter les procurations comme intrinsèquement défaillantes, il est devenu clair que les droits des membres étaient attaqués. Plutôt que de renforcer la gouvernance multipartite, l'ICANN s'efforce de choisir les dirigeants d'AFRINIC — un renversement dangereux de son rôle.

L'interdiction des procurations affaiblit la participation démocratique

Les procurations et les pouvoirs sont des outils démocratiques essentiels, en particulier en Afrique, où les barrières de voyage, de bande passante et de langue empêchent souvent la participation directe. Leur interdiction non seulement réduit l'inclusivité, mais prive activement les membres de leurs droits. L'échec d'AFRINIC ne réside pas dans le système de procurations, mais dans sa gouvernance défaillante — l'interdiction de l'administrateur évite une véritable réforme et élimine plutôt l'une des rares parties fonctionnelles du système.

Cloud Innovation a critiqué à juste titre l'annulation de l'élection comme injuste et motivée politiquement. Les procurations n'étaient pas le problème — c'était le manque de supervision. Un nouveau modèle de gouvernance doit garantir la transparence et des garde-fous procéduraux, et non éroder l'accès. La véritable menace n'est pas les procurations, c'est la mainmise progressive de l'ICANN. L'avenir d'Internet en Afrique exige des institutions responsables — pas des élections creuses façonnées par des agendas externes.