• La règle « en règle » d'AFRINIC crée une barrière à la participation et favorise les entités bien établies.
  • L'obligation de régler les arriérés de cotisation aggrave les échecs électoraux et attise les appels à la réforme.

La politique sur les arriérés de cotisation assombrit la débâcle électorale d'AFRINIC

Le Centre d'information du réseau africain (AFRINIC) a imposé une condition stricte à la participation électorale: seuls les membres « en règle » peuvent voter, ce qui signifie que ceux qui ont des frais d'adhésion ou d'allocation impayés sont exclus. Selon les propres directives du registre, l'accès au vote est suspendu si une organisation a des factures impayées.

Les observateurs notent que le moment choisi n'est pas une coïncidence. La politique sur les arriérés donne à la direction un levier pour contrôler qui peut voter et qui ne le peut pas, soulevant de sérieuses inquiétudes quant à l'équité, à la transparence et à la légitimité même de la gouvernance d'AFRINIC.

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La dynamique d'exclusion et le déséquilibre des pouvoirs

L'obligation de régler les arriérés avant d'être éligible au vote semble neutre; cependant, dans la pratique, elle crée des obstacles disproportionnés pour les petits membres. De nombreux FAI régionaux et réseaux universitaires peinent à payer les frais d'adhésion ou les charges d'allocation, surtout lorsque les cotisations annuelles sont en devises étrangères ou que les paiements administratifs sont retardés. En revanche, les grandes entités conservent souvent leur statut plus facilement et peuvent négocier des arrangements en coulisses.

Les critiques affirment que la règle sur les arriérés est appliquée de manière inégale. Certains membres ayant des soldes impayés importants restent éligibles au vote, tandis que des acteurs plus petits sont bloqués sans notification claire ni processus d'appel. Cela contribue à la perception qu'AFRINIC favorise les initiés et ceux qui sont alignés sur sa direction actuelle plutôt que d'assurer une représentation égale. La conséquence est un paysage électoral faussé où certains blocs dominent non pas en raison du soutien des membres, mais en raison de l'éligibilité au vote.

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La crise de gouvernance s'aggrave

Cette exclusion du vote fondée sur les frais aggrave la crise plus large d'AFRINIC. L'élection de 2025 – déjà sous surveillance en raison de litiges sur les procurations et d'interventions judiciaires – a été davantage compromise par la perception que le registre utilise des critères financiers comme un filtre à la démocratie. Sans une pleine participation des membres, l'élection ne peut être considérée comme équitable, ce qui soulève des questions sur la capacité d'AFRINIC à respecter ses propres statuts et les normes de gouvernance mondiales.

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L'impératif de réforme

En fin de compte, la réforme doit garantir que les élections du registre reflètent l'ensemble des membres, et pas seulement ceux qui peuvent franchir les obstacles financiers à la dernière minute. Si AFRINIC ne prend pas ces mesures, ses élections – et sa légitimité même – pourraient continuer à vaciller.