• La filiale de tours de Vodafone, Vantage Towers, est accusée de retarder l'accès pour le réseau 5G du rival allemand 1&1.
  • Les régulateurs allemands enquêtent pour savoir si Vantage a manqué à ses obligations d'accès équitable et non discriminatoire.

Que s'est-il passé: Les régulateurs enquêtent sur la filiale de tours de Vodafone concernant des retards présumés dans le soutien au déploiement du réseau 5G de 1&1 en Allemagne

La filiale d'infrastructure de Vodafone, Vantage Towers, fait l'objet d'un examen réglementaire en Allemagne pour avoir prétendument retardé l'accès de 1&1 à des sites de réseau mobile critiques. Selon une enquête lancée par la Bundesnetzagentur (BNetzA) — l'Agence fédérale des réseaux allemande — Vantage pourrait avoir enfreint ses obligations de fournir un accès équitable et non discriminatoire à l'infrastructure passive nécessaire au déploiement 5G de 1&1, le nouvel entrant.

Le litige concerne un accord à long terme de tours entre 1&1 et ATC Germany, dans lequel Vantage Towers a été sollicitée pour aider à accéder à des milliers de sites de tours. Le régulateur allemand, BNetzA, s'inquiète car il y a eu des retards dans l'accès de 1&1 à ces sites — des retards qui, selon 1&1, rendent très difficile la construction à temps de son nouveau réseau mobile. En réponse, Vantage Towers a affirmé avoir déjà fourni un accès à plus de 700 sites et travailler « de manière constructive » avec toutes les parties prenantes.

VodafoneWatcha le premier rapporté les tensions réglementaires et les implications pour la branche infrastructure de Vodafone.

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Pourquoi c'est important

L'issue de ce litige a des implications importantes pour la concurrence et l'accès à l'infrastructure sur le marché allemand de la téléphonie mobile.United Internet 1&1est le quatrième opérateur de réseau du pays et un concurrent clé visant à bousculer un marché dominé par Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica. L'enquête de laBNetzAtouche à des préoccupations européennes plus larges selon lesquelles les sociétés de tours — en particulier celles liées aux opérateurs historiques — pourraient agir de manière à désavantager les concurrents émergents.

En retardant l'accès aux sites, même indirectement, Vodafone Vantage risque de saper la confiance dans la neutralité des entreprises de tours indépendantes, un secteur en consolidation rapide et désormais vital pour les déploiements 5G. Si Vantage est reconnue coupable d'avoir enfreint ses obligations, elle pourrait faire face à des sanctions réglementaires et à des dommages à sa réputation, d'autant qu'elle s'associe à des entreprises comme DigitalBridge et KKR, qui détiennent conjointement la société.

Cet épisode fait écho à des problèmes similaires ailleurs en Europe, où l'accès à l'infrastructure reste un goulot d'étranglement critique pour assurer des marchés de télécommunications ouverts et concurrentiels. L'enquête met également la pression sur la BNetzA pour qu'elle applique plus vigoureusement ses règles afin de prévenir les distorsions du marché.

Pour Vantage et Vodafone, les retombées pourraient redéfinir les normes de partage de tours en Allemagne et au-delà.