• Les artistes de jeux vidéo du syndicat SAG-AFTRA ont lancé une grève suite à des différends non résolus avec les grands studios de jeux concernant les protections contre l'IA.
  • Malgré les négociations, le syndicat et les studios restent divisés sur des garanties complètes pour les artistes contre l'utilisation de l'IA sans consentement ni compensation équitable.

NOTRE AVIS
La grève souligne les inquiétudes des artistes concernant l'impact de l'IA sur leurs droits et leurs moyens de subsistance, mettant en évidence le besoin urgent de protections solides contre l'utilisation non autorisée de leur image et de leur voix. La résolution pourrait créer des précédents importants pour les négociations futures à l'ère numérique, façonnant le paysage des droits de propriété intellectuelle et du droit du travail.
–Vicky Wu, journaliste BTW

Ce qui s'est passé

Les artistes de jeux vidéo du syndicat Screen Actors Guild-American Federation of Television and Radio Artists (SAG-AFTRA) ont déclaré une grève, à partir de 00h01 le vendredi, suite à l'échec des négociations avec les grands studios de jeux sur les protections en matière d'intelligence artificielle. Il s'agit de la deuxième grève pour les doubleurs et les artistes de capture de mouvement de jeux vidéo depuis la création du syndicat.

SAG-AFTRA, qui représente 160 000 acteurs, a négocié avec plusieurs sociétés de jeux vidéo, dont Activision Productions Studios, Blindlight, Disney Character Voices International, Electronic Arts, Formosa Interactive, VoiceWorks Productions et Warner Bros Games. Bien que les studios affirment avoir proposé des protections contre l'IA, le syndicat soutient que celles-ci ne couvrent pas adéquatement tous les artistes, en particulier ceux impliqués dans les cascades ou les performances de créatures.

Les négociateurs de la SAG-AFTRA indiquent que des progrès ont été réalisés sur les salaires et la sécurité de l'emploi, mais la question des protections contre l'IA reste non résolue. Au cœur du litige se trouve la définition par les studios de ce qui constitue un « artiste-interprète », certaines performances physiques étant traitées comme des « données » plutôt que couvertes par la convention collective. Sans protections suffisantes, les sociétés de jeux pourraient entraîner l'IA à reproduire la voix d'un acteur ou créer une réplique numérique de son image sans consentement ni compensation équitable.

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Pourquoi c'est important

Cette grève met en évidence l'inquiétude croissante au sein de l'industrie du divertissement concernant l'impact de l'IA sur les droits et les moyens de subsistance des artistes. Avec l'industrie mondiale du jeu vidéo qui génère plus de 100 milliards de dollars par an, les personnes qui conçoivent et donnent vie aux jeux sont cruciales pour son succès. La position du syndicat n'est pas entièrement anti-IA; il cherche plutôt à garantir que l'utilisation de l'IA ne porte pas atteinte aux droits des artistes et qu'ils reçoivent une compensation équitable pour l'utilisation de leur image et de leur voix.

Le résultat de cette grève pourrait créer des précédents importants pour les négociations futures et le traitement des artistes à l'ère numérique. Les négociations précédentes ont abouti à une structure de rémunération sous forme de primes pour les doubleurs et les artistes de capture de mouvement, mais n'ont pas abordé les protections contre l'IA. La grève actuelle démontre la détermination des artistes à protéger leurs droits face aux technologies émergentes.