- Un organe consultatif de haut niveau des Nations Unies a publié sept recommandations clés destinées à servir de plan directeur pour garantir que le potentiel de transformation de l’IA soit partagé mondialement et équitablement.
- Le conseil consultatif a également appelé l’ONU à mettre en place un « réseau mondial de développement des capacités en IA » visant à fournir des ressources informatiques et des ensembles de données d’IA aux chercheurs du monde entier.
NOTRE AVIS
La proposition d’un « réseau mondial de développement des capacités en IA » vise à fournir des ressources et des ensembles de données essentiels aux chercheurs du monde entier, afin de remédier aux disparités d’accès. L’accent mis sur le respect du droit international des droits de l’homme garantit que les considérations éthiques restent primordiales. De plus, l’idée d’un fonds mondial pour l’IA, soutenu par des contributions publiques et privées, cherche à créer un modèle de financement durable. Dans l’ensemble, cette initiative pourrait ouvrir la voie à un paysage de l’IA plus équitable, le prochain Sommet de l’avenir pouvant servir de moment charnière pour ces propositions.
-Tacy Ding, journaliste BTW
Ce qui s’est passé
LeGroupe consultatif de haut niveau sur l’IA de l’ONU (HLAB-AI)a déclaré jeudi que la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle est « impérative » et a exhorté les Nations Unies à créer les premières institutions mondiales inclusives pour réglementer cette technologie en plein essor.
Dans un rapport de 100 pages, le groupe a souligné que l’IA « transforme notre monde », offrant un immense potentiel pour le bien, de l’ouverture de nouveaux domaines scientifiques et l’accélération de la croissance économique à l’amélioration de la santé publique, de l’agriculture et de l’optimisation des réseaux énergétiques.
Cependant, il a averti que si elle n’était pas réglementée, les avantages de l’IA pourraient être confinés à quelques pays, entreprises et individus, tandis que des systèmes encore plus puissants pourraient perturber le monde du travail, créer des armes autonomes et poser des risques pour la paix et la sécurité.
L’organe consultatif a exposé des principes pour guider la formation de nouvelles institutions de gouvernance de l’IA, y compris le respect du droit international, en particulier du droit des droits de l’homme. Il appelle tous les gouvernements et les parties prenantes impliquées dans l’IA à collaborer pour protéger les droits de l’homme.
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Pourquoi c’est important
Le rapport a été publié avant le Sommet de l’avenir, qui débute dimanche, convoqué parGuterrespour tenter d’unir les nations divisées du monde et de relever les défis et les menaces auxquels l’humanité est confrontée, notamment les conflits, le changement climatique, l’intelligence artificielle et la nécessité de réformer l’ONU.
Le conseil consultatif a également exhorté l’ONU à mettre en place un « réseau mondial de développement des capacités en IA » pour fournir des ressources informatiques et des ensembles de données d’IA aux chercheurs du monde entier.
En plus du réseau, les experts ont recommandé que l’ONU crée un fonds mondial pour l’IA afin d’investir dans les ressources informatiques et les modèles, offrant aux pays un accès à des « facilitateurs d’IA » et contribuant à combler le fossé de l’IA.
Le fonds pour l’IA proposé serait soutenu par des contributions financières de sources publiques et privées et serait géré par une structure de gouvernance indépendante.
Le rapport indique que « seule une action collective mondiale peut encourager l’interopérabilité, la gestion responsable, la protection de la vie privée, l’autonomisation et le renforcement des droits ».

