- La Cour suprême des États-Unis, par un vote de 6 contre 3, a statué que le Fonds de service universel (USF) de la FCC est constitutionnel et ne constitue pas une taxe illégale.
- Ce fonds, qui collecte environ 9 milliards de dollars par an, continuera à soutenir l'accès au téléphone et au haut débit dans les communautés mal desservies.
Que s'est-il passé: la Cour suprême confirme l'USF
Le 27 juin 2025, la Cour suprême des États-Unis a statué par une décision de 6 contre 3 que le Fonds de service universel (USF) de la Commission fédérale des communications (FCC) est constitutionnel. La contestation, portée par l’organisation conservatrice à but non lucratif Consumers’ Research, affirmait que ce fonds de 9 milliards de dollars équivaut à une taxe illégale imposée sans approbation directe du Congrès. Mais l’opinion majoritaire, rédigée par la juge Elena Kagan, a confirmé que le Congrès avait délégué une autorité claire à la FCC en vertu de la loi sur les télécommunications de 1996.
L’USF perçoit des redevances auprès des fournisseurs de télécommunications et distribue des fonds pour soutenir l’accès au téléphone et au haut débit dans les zones rurales, à faible revenu et tribales, ainsi que dans les écoles et les bibliothèques. La cour d’appel du cinquième circuit avait d’abord donné raison aux critiques, mais la Cour suprême a annulé cette décision. Kagan a souligné que le Congrès avait fourni à la FCC un principe directeur intelligible pour guider ses actions, satisfaisant ainsi aux exigences constitutionnelles.
Ce résultat préserve un flux de financement essentiel qui soutient l’équité numérique dans les régions mal desservies et maintient l’autorité de l’agence dans un contexte d’examen judiciaire accru des régulateurs fédéraux.
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Pourquoi c’est important
La décision de la Cour suprême garantit un soutien continu au Fonds de service universel de 9 milliards de dollars de la FCC, une bouée de sauvetage pour les communautés rurales et à faible revenu. Ce fonds permet l’accès au haut débit dans des endroits où les fournisseurs privés n’investiraient pas. Pour des millions de personnes, il rend possible l’apprentissage en ligne, la télémédecine et la connectivité de base. Sans lui, la fracture numérique s’aggraverait, privant des régions entières d’infrastructures numériques essentielles.
Cette décision offre également une sécurité juridique à des programmes similaires qui dépendent de la délégation du Congrès. Les subventions environnementales, éducatives et de santé suivent des structures analogues à l’USF. Une décision contraire à la FCC aurait pu perturber ces mécanismes. En confirmant le fonds, la Cour évite de déclencher une instabilité dans les cadres réglementaires fédéraux et réaffirme les limites de la doctrine de non-délégation.
D’un point de vue de gouvernance, cette décision protège non seulement un programme, mais le fonctionnement de la politique administrative moderne. À une époque de baisse de confiance dans les agences fédérales, la décision renforce leur marge de manœuvre opérationnelle, en leur garantissant de pouvoir encore relever des défis à grande échelle comme les infrastructures, l’équité et l’accès sans obstruction judiciaire constante.

