- Les autorités thaïlandaises ont demandé aux promoteurs de 49 centres de données en construction de suspendre volontairement les travaux pendant la préparation de nouvelles normes nationales
- Le gouvernement n’a pas ordonné de suspension à l’échelle nationale, et l’organisme de planification affirme ne pas avoir le pouvoir de contraindre les 49 projets à s’arrêter
Les faits
Le gouvernement thaïlandais a demandé aux promoteurs de 49 centres de données en construction d’envisager de suspendre les travaux pendant la préparation de nouvelles règles nationales. Cette demande a suivi la première réunion du nouveau comité thaïlandais chargé de la politique des centres de données, tenue le 4 septembre.
Danucha Pichayanan, secrétaire général du National Economic and Social Development Council, a déclaré à l’AFP que les autorités n’avaient pas le pouvoir d’ordonner l’arrêt des 49 projets. Il a également fait état d’environ 35 centres de données en activité et de 117 autres projets à l’étude.
Les autorités préparent des normes portant sur la consommation d’électricité et d’eau, le choix des sites, la sécurité et les retombées économiques. Elles ont aussi examiné la possibilité de considérer les centres de données de plus grande taille comme des installations industrielles. Cette idée reste une proposition et ne constitue pas encore une modification réglementaire finalisée. Le gouvernement s’est fixé un délai d’un mois pour élaborer des normes minimales. Il n’a pas encore expliqué comment les nouvelles règles s’appliqueraient aux projets qui disposent déjà d’autorisations ou dont la construction a commencé.
L’analyse
Les promoteurs sont désormais confrontés à deux questions distinctes: faut-il suspendre volontairement les travaux dès maintenant, et quelles obligations devront-ils respecter une fois les nouvelles règles publiées? Un projet peut encore disposer d’autorisations de construction ou de raccordement valides, sans que celles-ci couvrent nécessairement toutes les exigences du nouveau cadre national.
Cette incertitude peut affecter les calendriers avant même l’entrée en vigueur de toute règle contraignante. Un promoteur qui poursuit les travaux pourrait devoir effectuer des travaux supplémentaires si les normes définitives introduisent de nouvelles exigences. Un promoteur qui les suspend pourrait perdre du temps alors même que le gouvernement n’a pas ordonné l’arrêt de la construction. La Thaïlande n’a pas encore indiqué comment les autorisations existantes seront traitées.
Pour les lecteurs de BTW, les règles de transition compteront davantage que la demande de pause mise en avant dans le titre. Elles détermineront si les projets déjà en construction peuvent se poursuivre sur la base des autorisations existantes, doivent satisfaire à des conditions supplémentaires ou nécessitent le réexamen d’une partie de la procédure d’autorisation.
À surveiller
Il faudra surveiller la publication des nouvelles normes nationales et, en particulier, la manière dont elles traiteront les projets déjà en activité ou en construction. Les déclarations des promoteurs confirmant si les travaux ont été suspendus sur chaque site montreront dans quelle mesure la demande de pause volontaire est suivie. Toute règle portant sur les permis existants, l’électricité, l’eau ou la classification industrielle pourrait affecter directement le calendrier des projets.
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