• Stellantis est prêt à rivaliser avec les fabricants chinois de véhicules électriques en Europe, en dévoilant une nouvelle ligne de production en Serbie.
  • La Serbie a rétabli la licence de la mine de lithium de Rio Tinto et a signé un accord avec l'Union européenne pour fournir des matières premières pour les VE, avec l'intérêt de Mercedes-Benz.

NOTRE AVIS
Stellantis entre activement sur le marché européen des véhicules électriques. L'alliance stratégique de la Serbie avec Stellantis et les accords sur les matières premières visent à défier la domination chinoise. Avec l'intérêt de grands acteurs comme Mercedes-Benz, cela pourrait redéfinir le paysage automobile européen. Le PDG de Renault, Luca de Meo, n'est pas optimiste quant à l'avenir des véhicules électriques en Europe. Il reste à voir si le marché européen des véhicules électriques peut se développer rapidement.
–Jasmine Zhang, journaliste BTW

Ce qui s'est passé

Stellantis, dirigé par le PDG Carlos Tavares, est prêt à « se battre » pour sa place sur le marché européen des véhicules électriques (VE) face à la concurrence féroce des fabricants chinois comme BYD.

L'entreprise a récemment dévoilé une nouvelle ligne de production de VE en Serbie, renforcée par un accord de 190 millions d'euros (206,7 millions de dollars) signé en 2022. Le président serbe Aleksandar Vučić a souligné la position unique du pays dans les Balkans occidentaux pour la production de voitures électriques, considérant l'usine comme un moteur de croissance pour la région.

Conformément à ses objectifs de durabilité, la Serbie a rétabli une licence pour Rio Tinto pour développer la plus grande mine de lithium d'Europe, visant une production annuelle suffisante pour 1,1 million de VE. La Serbie a également signé un accord avec l'UE pour fournir un accès aux matières premières, Mercedes-Benz ayant exprimé son intérêt pour le lithium serbe.

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Pourquoi c'est important

La déclaration de Carlos Tavares sur sa volonté de « se battre » contre le rouleau compresseur chinois des VE est un appel à l'industrie tout entière. Il ne s'agit pas seulement de voitures. C'est une bataille pour la suprématie technologique, la résilience économique et la fierté régionale.

La poussée ambitieuse de la Serbie pour devenir un acteur clé des matières premières durables et de la production de VE signale un changement sismique dans l'équilibre géopolitique du secteur automobile. En s'alignant sur Stellantis et en rétablissant la licence de la mine de lithium de Rio Tinto, la Serbie ne mise pas seulement sur un avenir plus vert. Elle se positionne comme une pierre angulaire de la chaîne d'approvisionnement des VE en Europe.

L'intérêt de Mercedes-Benz pour le lithium serbe souligne la gravité de ce développement. Suite à l'appel lancé hier par le PDG de Renault, Luca de Meo, en faveur d'un calendrier de transition plus flexible pour le passage de l'Europe aux véhicules électriques, le développement de l'industrie européenne des véhicules électriques devrait être un processus régulier et progressif. L'Europe peut-elle vraiment défier la domination chinoise, ou s'agit-il d'un combat de David contre Goliath voué à l'échec ? Seul l'avenir nous le dira, mais les enjeux n'ont jamais été aussi élevés.