• L’essai de SoftBank a utilisé un avion volant à 3 000 mètres pour fournir la 5G à des smartphones standards
• La technologie repose sur des stations en plateforme à haute altitude (HAPS), pas sur des satellites
Le déroulement de l’essai
SoftBank a démontré avec succès la connectivité 5G sur des smartphones grand public à l’aide d’une station de base aéroportée tournant au-dessus de l’île Hachijō, au Japon. L’essai sur le terrain, en juin, a utilisé un avion léger volant à 3 000 mètres pour simuler une station en plateforme à haute altitude (HAPS). Les signaux étaient transmis via une liaison d’alimentation de 26 GHz depuis le sol et une liaison de service de 1,7 GHz vers les appareils, une bande déjà prise en charge par la plupart des combinés 5G dans le monde (Tom’s Hardware).
Contrairement aux systèmes satellites « direct-to-device », les plateformes HAPS planent dans la stratosphère à environ 20 km d’altitude, réduisant la latence et évitant les défis de Doppler et de puissance courants en orbite basse. Le réseau monté sur l’avion a créé six cellules terrestres fixes, ajustant dynamiquement la couverture pendant que l’avion tournait. SoftBank a également validé la correction Doppler, le suivi adaptatif de faisceau et le contrôle automatique de puissance, des exigences essentielles pour un futur déploiement commercial. L’Union internationale des télécommunications (UIT) a récemment approuvé des attributions de spectre pour les HAPS lors de la WRC-23, permettant aux opérateurs d’utiliser des bandes mobiles terrestres telles que 700 MHz, 850 MHz, 1,7 GHz et 2,5 GHz.
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Pourquoi c’est important
Cet essai indique une percée potentielle pour la fourniture de la 5G dans des endroits où les tours cellulaires traditionnelles sont impraticables. Les communautés rurales, les zones sinistrées et les régions offshore pourraient toutes bénéficier d’une connectivité stratosphérique. L’approche de SoftBank offre également des avantages en termes de réutilisation du spectre par rapport aux constellations en orbite basse (LEO), qui sont confrontées à des pertes de trajectoire plus élevées et à des problèmes de dérive orbitale.
Les observateurs de l’industrie notent que les HAPS pourraient compléter, et non concurrencer, des initiatives comme les essais 5G basés sur LEO d’AST SpaceMobile. En fournissant une couverture plus proche de la surface terrestre, la technologie de SoftBank pourrait offrir des services à plus faible latence à grande échelle. Bien qu’aucun calendrier de déploiement commercial n’ait été confirmé, ce test souligne le rôle croissant du Japon dans le pionnier de la 5G non terrestre.
Comme l’a avancé le professeur Rahim Tafazolli, directeur du 5G Innovation Centre de l’Université de Surrey, dans des recherches connexes, les réseaux non terrestres sont essentiels pour atteindre une véritable couverture mondiale. Pour l’instant, l’expérience de SoftBank offre un aperçu de la façon dont les smartphones ordinaires pourraient un jour rester connectés bien au-delà de la portée des réseaux traditionnels.

