• La Russie a intensifié sa répression numérique, en limitant YouTube dans le but d'affirmer sa souveraineté numérique.
  • YouTube a continué de fonctionner en Russie, offrant un accès à des perspectives mondiales malgré les défis réglementaires et opérationnels persistants.

NOTRE AVIS
La Russie intensifie ses efforts pour contrôler le contenu numérique en réduisant les vitesses de téléchargement sur YouTube, avec des plans de les réduire jusqu'à 70 % la semaine prochaine. Cette action est un élément clé de la stratégie plus large de la Russie pour établir la souveraineté numérique, une campagne qui inclut le blocage de plateformes telles que Facebook et Twitter et qui a pris de l'ampleur depuis le début du conflit en Ukraine. Malgré des défis financiers et juridiques importants, YouTube reste une plateforme essentielle pour l'accès à des perspectives mondiales en Russie, et fonctionne aux côtés d'autres services Google. Cette décision marque une avancée significative dans la campagne en cours de la Russie pour limiter l'influence des plateformes de réseaux sociaux américaines dans le pays.
Heidi Luo, journaliste BTW

Ce qui s'est passé

La Russie a réduit les vitesses de téléchargement de YouTube et prévoit de les ralentir jusqu'à 70 % d'ici la semaine prochaine, selon Alexander Khinshtein, chef du comité de la technologie à la chambre basse du parlement russe.

Khinshtein a annoncé sur sa chaîne Telegram que le ralentissement initial réduirait les vitesses d'environ 40 % cette semaine, pour atteindre 70 % la semaine suivante. Cette action fait partie d'une campagne plus large qui a déjà vu le blocage de plateformes telles que Facebook, Instagram et X (anciennement Twitter) dans le but de défendre ce que le Kremlin décrit comme la souveraineté numérique.

« Tout ce qui se passe est une conséquence de la politique anti-russe de l'hébergeur, qui supprime constamment les chaînes de nos personnalités publiques (blogueurs, journalistes, artistes) dont les positions diffèrent du point de vue occidental », a déclaré Khinshtein.

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Pourquoi c'est important

Après son invasion de l'Ukraine en 2022, la Russie a intensifié sa quête de «souveraineté numérique» en chassant plusieurs entreprises étrangères de réseaux sociaux et d'Internet. Malgré ces restrictions, YouTube a continué de fonctionner en Russie, en grande partie en raison de l'absence d'alternatives nationales viables.

La plateforme reste l'un des rares moyens par lesquels les Russes peuvent accéder à des perspectives mondiales, bien qu'elle ait été critiquée par les autorités russes pour avoir supprimé le contenu de personnalités publiques russes qui remet en question les discours occidentaux.

Google a été condamné à plusieurs reprises à des amendes pour des problèmes de non-conformité, comme le fait de ne pas supprimer des contenus jugés illégaux en Russie. De plus, bien que la filiale russe de Google ait déclaré faillite en 2022 après que les autorités locales ont saisi ses comptes bancaires pour des amendes impayées, Google continue de proposer d'autres services en Russie, tels que Google Search et Gmail.

La disponibilité de YouTube sur les appareils mobiles reste inchangée, tandis que des plateformes russes telles que Rutube et VK Video sont promues comme alternatives. De même, la Russie avait précédemment limité X, anciennement connu sous le nom de Twitter, en 2021 pour ne pas avoir supprimé certains contenus.

Cette action a été un premier pas vers le blocage complet de la plateforme après le début de la guerre en Ukraine. Environ la moitié de la population russe utilise YouTube mensuellement,selon Mediascope.