Résumé

  • NEW_LINK_DETECTED, LINK_HANDOVER_IMPEND, LINK_SWITCH et LINK_UP expriment quatre propositions différentes : découverte, décision, commande et disponibilité de la liaison.
  • Après LINK_UP, la couche IP doit encore vérifier le réseau atteint, choisir le chemin prédictif, réactif ou de récupération, valider le NCoA, libérer les paquets et constater le résultat applicatif.

Le voyant avait effacé les verbes

« Détecter », « décider », « ordonner » et « établir » ne sont pas des synonymes. Le premier verbe ouvre une enquête. Le deuxième choisit une cible à partir d’informations présentes. Le troisième exerce une autorité vers la couche inférieure. Le quatrième décrit l’état local atteint par la radio.

En les transformant en une variable handover_status, un système supprime qui a parlé et ce que ce témoin pouvait savoir. Il rend aussi les horloges inutiles : impossible de dire si la route a été préparée avant la coupure, si la commande a réellement été exécutée, ou si une liaison prête a mené au réseau prévu.

RFC 5270 est un document informatif de 2008. Il articule IEEE 802.16e avec le FMIPv6 de RFC 5268, texte ensuite remplacé par RFC 5568. Il ne faut donc pas en faire une prescription actuelle de format sur le fil. Son intérêt est ailleurs : la machine d’états montre avec une rare netteté les frontières de preuve entre couches.

Une nouvelle station n’est encore qu’une hypothèse

Le message périodique MOB_NBR-ADV annonce des BSID voisines et des canaux. Le balayage apporte des mesures plus dynamiques ; l’association éventuelle renseigne sur la télémétrie de ranging et la disponibilité de service. Quand une nouvelle station apparaît, la couche liaison émet NEW_LINK_DETECTED vers IP.

La couche IP ne reçoit pas une destination certaine. Elle reçoit une raison d’effectuer la découverte : RtSolPr et PrRtAdv servent à rapprocher la BSID d’informations sur le routeur d’accès. La topologie radio et la topologie IP doivent être reliées, pas confondues.

La sécurité confirme cette portée limitée. Certaines diffusions de gestion 802.16e ne sont pas authentifiées. Une annonce forgée peut injecter de fausses BSID et déclencher une série de recherches inutiles. RFC 5270 recommande le balayage pour vérifier l’information voisine. Le signal local n’a pas besoin d’être chiffré ; la prémisse réseau qui l’a déclenché peut, elle, être fausse.

La décision imminente décrit le futur envisagé

Après un échange de demande et de réponse de handover, la liaison émet LINK_HANDOVER_IMPEND avec la cible choisie. Il existe désormais une décision radio et son exécution approche. IP vérifie alors si la cible relève du même sous-réseau. Si elle est différente, le mobile formule un NCoA prospectif, envoie FBU et laisse PAR et NAR préparer le transfert avec HI, HAck et FBack.

La cible reste prédite. Le monde peut encore diverger. RFC 4907 rappelle que la force du signal ne doit pas gouverner seule une décision sensible aux variations. Une indication filtrée gagne à être corroborée par d’autres signes de perte de lien.

Le journal doit conserver la version de la topologie, les entrées de politique et la cible annoncée. Sans elles, une décision authentique mais fondée sur une carte périmée ressemble après coup à une vérité sur l’endroit réellement atteint.

La commande change de sens

LINK_SWITCH descend d’IP vers la liaison. C’est le contre-courant de la série. L’implémentation peut maintenir l’ancien lien pendant l’attente de FBack, puis commander la bascule afin de conserver le mode prédictif.

Une commande réussie au niveau de l’API ne prouve pas son exécution physique. Son reçu appartient à l’émetteur ; le résultat appartient à la machine radio. Conserver le sens du message empêche l’outil de supervision de faire parler IP au nom de la liaison.

Le moment de MOB_HO-IND est décisif. Après ce message, la station de service libère les ressources du mobile. Si FBack n’est pas arrivé avant, le mode réactif devient probable. L’absence de FBack dans cette fenêtre explique la branche suivante ; ce n’est pas un détail à convertir en valeur nulle.

Une liaison prête ouvre trois chemins

Sur la nouvelle station, le mobile effectue l’entrée réseau 802.16e : ranging, négociation de capacité, gestion de clés, enregistrement et création des flux, avec des omissions possibles si le contexte a été transféré. Quand les données peuvent circuler sur la liaison, LINK_UP remonte vers IP.

Ce signal est solide dans son périmètre. Il est produit par une machine d’états et résiste mieux aux fluctuations passagères. Il ne connaît pourtant pas le résultat IP.

Le mobile peut être resté dans le même sous-réseau. Il peut être sur le réseau prévu avec FBack reçu auparavant : chemin prédictif et UNA. Il peut être sur ce même réseau sans FBack : chemin réactif, UNA puis FBU. Enfin, il peut avoir rejoint un réseau imprévu : un nouveau FBU doit corriger la destination des paquets.

Un même LINK_UP précède donc des conclusions incompatibles. Le voyant vert confirme l’entrée radio, pas la branche de mobilité.

L’adresse n’est pas encore acquise

Le mobile emploie le NCoA formulé comme source de UNA, puis lance Duplicate Address Detection. Le NAR peut imposer une autre adresse via une RA munie de NAACK. La disponibilité de la liaison précède donc la confirmation de l’adresse.

Après UNA, le NAR met à jour son voisinage et transmet les paquets tamponnés. Cette action n’atteste ni leur réception intégrale, ni la conservation du transport, ni l’accomplissement d’une opération applicative. La chaîne de preuve doit continuer jusqu’au niveau de l’affirmation publique.

Un reçu de relève utile conserve la BSID et son origine, le balayage, la résolution vers le routeur, la décision et sa politique, FBU/FBack, la fenêtre avant coupure, l’ordre de bascule et son résultat, l’entrée authentifiée, le réseau observé, la branche choisie, le NCoA final, DAD, UNA, la sortie du tampon, le premier paquet bidirectionnel et l’accusé applicatif.

Sources