• China Energy Engineering indique que les coûts d’électricité représentent environ 45 % des revenus de son projet de centre de données à Qingyang
  • Le campus associe une production d’énergie renouvelable à un PUE annoncé inférieur à 1,197, mais les modalités de tarification de l’électricité pour les clients ne sont pas divulguées

Les faits

China Energy Engineering a indiqué que les coûts d’électricité représentent environ 45 % des revenus de son projet de centre de données à Qingyang, dans le Gansu, selon des informations publiées à la suite d’une visite d’investisseurs le 8 septembre. L’amortissement des immobilisations représente environ 40 % des revenus. Ces chiffres expriment des ratios rapportés aux revenus du projet, et non des parts du total des coûts d’exploitation.

Le projet représente un investissement d’environ 5,5 milliards de yuans et comprend 150 MW de production éolienne et 50 MW de production solaire. La conception du centre de données prévoit environ 7 000 baies, pour une puissance informatique totale planifiée d’environ 60 MW. L’entreprise affirme que le site recourt à des accords à long terme d’approvisionnement en électricité verte et que la moyenne annuelle de son indice d’efficacité énergétique (PUE) peut être inférieure à 1,197.

Le PUE compare l’énergie totale consommée par l’installation à celle consommée par les équipements informatiques. Il mesure l’énergie supplémentaire requise pour le refroidissement, la conversion électrique et les autres infrastructures auxiliaires, mais n’indique pas le prix payé pour l’électricité. Le projet renouvelable utilise le réseau public au moyen d’un raccordement virtuel à l’électricité verte, plutôt que de fonctionner comme un système électrique isolé. Le bâtiment A1 du centre de données est entré en service en septembre 2024, tandis que l’A2 a commencé à fonctionner en mai 2026.

L’analyse

Un client qui compare Qingyang à un autre centre de données doit évaluer séparément l’efficacité énergétique et la tarification de l’électricité. Le PUE indique la quantité d’énergie consommée par l’ensemble du site par rapport à la charge informatique, mais il ne permet pas à un acheteur de connaître le prix de chaque kilowattheure ni la manière dont ce coût est intégré au contrat de service.

Le chiffre de 45 % est utile, mais il s’agit d’un ratio au niveau de l’opérateur, et non d’un prix client. Il peut varier en fonction de la consommation d’électricité, des tarifs, des revenus ou du taux d’occupation des baies. Un client comparant Qingyang à un autre site devrait encore examiner le contrat lui-même: la façon dont l’électricité est facturée, la répercussion éventuelle de ces coûts, ainsi que les hypothèses de charge et de PUE qui sous-tendent le prix proposé.

Pour les lecteurs de BTW, l’enjeu pour l’acheteur est de savoir si une conception énergétique efficace se traduit par un coût global compétitif pour la charge de travail réelle du client. La production renouvelable et un faible PUE peuvent contribuer à ce résultat, mais les conditions contractuelles et les mesures d’exploitation sont nécessaires pour montrer quelle part de cet avantage revient à l’acheteur.

À surveiller

Il faudra surveiller les consommations réelles d’énergie du site et des équipements informatiques à mesure que davantage de capacité sera occupée à Qingyang, parallèlement à l’évolution du ratio des coûts d’électricité. La publication des conditions tarifaires proposées aux clients, notamment des frais d’électricité fixes, indexés ou répercutés, montrerait si l’efficacité du campus et ses accords d’approvisionnement en électricité renouvelable se traduisent par des coûts finaux plus faibles.