Résumé

  • La version 09 du projet PCAP, datée du 19 septembre, vise un RFC de catégorie Historic et demande l’enregistrement de application/pcap. Ni la publication ni cet enregistrement ne sont acquis.
  • Le 23 septembre, l’Area Director a remis le texte à l’état « Revised I-D Needed », faute de réponse visible à son examen. Il demande notamment si le nouveau type remplace application/vnd.tcpdump.pcap ou coexiste avec lui, et pourquoi The Tcpdump Group en serait le contrôleur.
  • Le statut d’un document, la gestion d’un type de média et l’attribution des LinkType ne sont pas une seule et même autorité.

Le détail administratif commande la lecture technique. IANA possède déjà depuis 2011 un enregistrement application/vnd.tcpdump.pcap, dont Guy Harris est l’auteur et le contrôleur du changement. Le nouveau projet de l’OPSAWG propose un type dans l’arbre standard, avec The Tcpdump Group à ce poste. Un renvoi à l’ancien enregistrement figure dans la section sécurité du texte, mais ne dit pas ce qu’il deviendrait. Il serait prématuré de raconter un transfert achevé.

L’examen d’août ne portait pas seulement sur les noms. Il relevait une erreur dans l’énumération des octets magiques des captures à horodatage nanoseconde ; la version de septembre affiche désormais les séquences corrigées. Le retour du 23 septembre signifie que l’Area Director n’a pas vu de réponse à son examen. Il ne prouve ni que cette correction est rejetée, ni que l’IETF a tranché le sort des deux types de média.

Historic qualifie ici la trajectoire du format PCAP v2, pas la validité de chaque fichier. Un fichier de l’ancien format porte un seul LINKTYPE et se prête mal à une concaténation brute. Le projet pcapng décrit une structure extensible ; cependant, le projet PCAP admet encore de nouveaux types de liaison dans les anciens fichiers. Un troisième projet, consacré aux LinkType, prévoit un registre IANA et une procédure d’examen par des experts. Ces textes suivent des états différents et aucun renvoi entre eux ne les transforme en RFC publiés.

Pour un logiciel d’archivage, quatre réponses distinctes comptent : quel type de média est écrit, quelle version du registre le reconnaît, qui peut modifier cet enregistrement et selon quelle liste le LINKTYPE du fichier est interprété. Une mise au clair de la coexistence ou du remplacement éviterait qu’un nom neuf soit pris pour une preuve de migration obligatoire. Elle préserverait la possibilité, tout aussi réelle, de continuer à lire correctement les captures anciennes.

Sources