• Proximus et Orange Belgique vont déployer la fibre pour 800 000 foyers via une nouvelle coentreprise
  • Les observateurs du secteur mettent en garde contre la concentration du marché et les risques de duplication des infrastructures

Que s'est-il passé: Une nouvelle coentreprise de fibre pour l'expansion belge

Orange Belgique et Proximus ont officiellement lancé leur coentreprise de réseau fibre, baptisée GOFiber, avec pour objectif de connecter 800 000 foyers et entreprises en Wallonie et dans certaines parties de Bruxelles. Ce mouvement marque une accélération significative du déploiement de la fibre en Belgique, les deux opérateurs cherchant à réduire les coûts et à éviter la duplication des réseaux.

Les deux entreprises de télécommunications avaient initialement annoncé ce partenariat en 2021, mais l'approbation réglementaire finale leur a permis de procéder pleinement. Selon l'accord, Proximus et Orange co-investiront dans un réseau de fibre partagé qui sera ouvert à l'accès en gros. Cela intervient dans un contexte de concurrence accrue sur le marché de la fibre dans le pays, où des réseaux alternatifs et des opérateurs historiques tels que Telenet exploitent déjà des infrastructures importantes.

Parallèlement, Orange Belgique a récemment finalisé l'acquisition de VOO SA, un câblo-opérateur en Wallonie, suscitant des interrogations chez certains observateurs du marché qui y voient un risque de concentration excessive du marché. L'opération a été autorisée dans des conditions réglementaires strictes par la Commission européenne.

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Pourquoi c’est important

Si la coentreprise promet des gains d'efficacité et une réduction des coûts de déploiement, les analystes préviennent qu'elle pourrait également limiter la concurrence future sur le marché belge du haut débit. Le contrôle conjoint de l'infrastructure fibre par deux des plus grands fournisseurs du pays pourrait réduire les incitations à l'innovation ou à la concurrence par les prix, en particulier dans les régions où les options de gros sont moins nombreuses.

De plus, cela s'inscrit dans une tendance européenne plus large où les opérateurs forment des alliances ou vendent leurs infrastructures pour réduire leur endettement et leurs dépenses d'investissement. Cependant, les régulateurs restent vigilants. L'autorisation par la Commission européenne de l'accord Orange-VOO était conditionnée au maintien d'un accès équitable pour les concurrents, une préoccupation qui pourrait désormais s'étendre au partenariat GOFiber.

Avec l'un des taux de pénétration du haut débit les plus élevés d'Europe, l'accent est désormais mis sur la qualité et la vitesse – mais si les conditions d'accès de gros ne sont pas correctement appliquées, les petits FAI et les consommateurs pourraient en supporter le coût à long terme.