Summary

  • Ofcom autorise désormais les stations relais satellites à demander jusqu’à 8 GHz dans les zones denses, soit les 6 % du territoire britannique exclus de son ouverture de mars.
  • Pour recevoir entre 40,5 et 42,5 GHz, il faudra emprunter une procédure locale distincte, au voisinage de fréquences déjà attribuées à la téléphonie mobile.

Un relais satellite a besoin du ciel, mais aussi du sol : fibre, alimentation, bâtiment et une licence pour les fréquences qu’il utilise. Les villes offrent souvent le raccordement le plus commode. Elles concentrent aussi les droits radio déjà distribués. La décision publiée le 23 octobre fait entrer les stations relais Q/V dans 68 zones britanniques à forte densité. Les demandes peuvent partir immédiatement. En mars, Ofcom avait ouvert jusqu’à 10 GHz dans les zones moins denses couvrant 94 % du territoire ; l’étape urbaine en ouvre jusqu’à 8.

Le détail qui commande un vrai projet tient sur une bande de 2 GHz. La décision intégrale place la réception urbaine de 37,5 à 40,5 GHz dans les licences ordinaires des stations. De 40,5 à 42,5 GHz, elle exige un autre chemin : une licence Local Access liée à un emplacement précis. La tranche appartient au voisinage des fréquences attribuées aux opérateurs mobiles lors des enchères de 2025. Ofcom a jugé le partage trop complexe pour ouvrir cette réception partout d’un seul geste.

Un candidat à la station peut donc demander l’accès local. Le régulateur estime la démarche plus simple lorsque l’exploitant satellite s’est entendu avec les titulaires mobiles qui ne prévoient pas de déploiement sur le site. Il surveillera le fonctionnement de cette voie. C’est une différence qui compte davantage qu’un joli total en gigahertz : la licence ordinaire traite une demande de station, la seconde vérifie ce qu’il est possible de faire à cette adresse précise.

Les demandes ordinaires seront examinées dans leur ordre d’arrivée, avec des limites de puissance, des exigences d’antenne et d’élévation. Deux sous-bandes demandent aussi une coordination avec le ministère de la Défense. Au moment de publier, Ofcom ne signalait qu’une station Q/V déjà autorisée dans une zone peu dense. Pour les villes, le compteur des installations reste à écrire.