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Dans la course à l'échéance ambitieuse de 2035 fixée par l'Union Européenne pour les véhicules zéro émission, Nissan Motor a déclaré son intention. Il vise à vendre exclusivement des véhicules électriques (VE) en Europe d'ici la fin de cette décennie. L'annonce a été faite par le président-directeur général de Nissan, Makoto Uchida, lors d'un événement organisé dans un centre de design Nissan à Londres.

Les e-fuels et l'hydrogène resteront

Nissan prévoit de s'aligner sur le plan de l'UE avec pour objectif d'éliminer progressivement la plupart des ventes de nouvelles voitures à moteur à combustion d'ici 2035. Cela marque un grand pas vers l'ère de la mobilité électrique. Cependant, les véhicules fonctionnant aux e-fuels et à l'hydrogène seront des exceptions à cette interdiction.

L'engagement de Nissan en faveur de l'électrification n'est pas nouveau. Le constructeur automobile produit ses populaires Leaf VE à l'usine d'assemblage de Sunderland, dans le nord de l'Angleterre. De plus, il avait précédemment dévoilé un plan d'un milliard de livres sterling (1,21 milliard de dollars) pour créer un hub britannique de VE, comprenant une nouvelle usine de batteries.

S'adapter aux réglementations changeantes

À l'origine, l'entreprise s'était fixé un objectif ambitieux. Elle visait à ce que 98 % de son volume de ventes européen soit électrifié d'ici l'exercice fiscal se terminant en mars 2027. Ce chiffre incluait les véhicules propulsés par la technologie hybride e-Power exclusive de Nissan.

Cependant, alors que l'UE resserre les réglementations contre les moteurs à combustion interne, Nissan adapte sa stratégie. Désormais, l'accent est entièrement mis sur les véhicules entièrement électriques dans la région. Ce changement exclut les mises à jour nécessaires des modèles existants.

Alors que le paysage réglementaire en Europe a connu quelques fluctuations, avec le report par le Royaume-Uni de son interdiction des ventes de nouvelles voitures à essence et diesel à 2035, contre une proposition initiale de 2030, des constructeurs automobiles comme Nissan prennent les devants avec leurs initiatives d'électrification. En fait, le rival de Nissan, Toyota Motor, vise à ce que les véhicules électriques représentent la moitié de ses nouvelles ventes en Europe occidentale d'ici 2030.

De plus, toutes les ventes de véhicules neufs devraient être des véhicules électriques, à pile à combustible ou d'autres véhicules zéro émission d'ici 2035, conformément à l'interdiction de l'UE.

Pendant ce temps, Honda Motor envisage un changement global. Il ambitionne de ne vendre que des VE et des véhicules à pile à combustible d'ici 2040, soulignant le consensus croissant parmi les constructeurs automobiles quant à l'avenir de la mobilité.

Devenir plus vert et grandir davantage

Le constructeur automobile japonais ne se contente pas d'envisager un avenir plus vert. Il vise également une croissance accrue.

Nissan et son partenaire d'alliance français, Renault, ont récemment conclu une relation capitalistique révisée. Dans le cadre de cet accord, chaque entreprise détient une participation de 15 % dans l'autre. En conséquence, Nissan devrait investir jusqu'à 600 millions d'euros (638 millions de dollars) dans Ampere, une société de VE qui sera créée par Renault. Cette décision accélérera encore la stratégie d'électrification de Nissan en Europe.

Le plan ambitieux de Nissan de passer au tout-électrique en Europe d'ici 2030 établit un jalon remarquable dans le changement mondial vers un transport durable.