• Le DFS a émis des lettres de cessation et d'abstention à 31 prêteurs en ligne offrant des prêts sur salaire illégaux aux New-Yorkais.
  • Le régulateur avertit que l'utilisation de la technologie ne dispense pas les entreprises de respecter les lois sur les prêts de l'État.

Que s'est-il passé: le principal régulateur de New York cible les entreprises fintech offrant des prêts à taux d'intérêt illégaux, intensifiant la surveillance des plateformes de prêt en ligne.

Le Département des services financiers (DFS) de New York a émis des ordonnances decessation et d'abstentionà 31 prêteurs fintech en ligne accusés d'offrir des prêts sur salaire illégaux aux résidents de l'État. Cette initiative cible les entreprises qui ont utilisé des plateformes numériques pour contourner le plafond d'usure criminelle de 25 % de New York, certaines pratiquant des taux d'intérêt annuels dépassant 700 %.

Le DFS allègue que ces entreprises ont accordé des prêts à court terme et à taux d'intérêt élevé en violation des lois de l'État sur les prêts, bien qu'opérant en dehors de New York. « La technologie n'est pas un laissez-passer pour enfreindre la loi », a déclaré la surintendante du DFS, Adrienne Harris. Les lettres exigent que les entreprises cessent de prêter, de collecter des paiements ou de solliciter des clients new-yorkais sans autorisation.

Selon Fintech Global, il s'agit de l'un des plus grands efforts d'application de la loi contre les prêts sur salaire par la fintech dans l'État.

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Pourquoi c'est important

Cette répression renforce la position de plus en plus affirmée du DFS sur les opérations fintech non réglementées. Si la technologie peut élargir l'accès au crédit, elle peut aussi favoriser des pratiques prédatrices incontrôlées. De nombreuses entreprises ciblées sont affiliées à des prêteurs hors État ou tribaux, utilisant l'ambiguïté juridictionnelle pour contourner les lois locales — une tactique que les régulateurs abordent désormais directement.

Cette initiative reflète les préoccupations fédérales soulevées par le Bureau de protection financière des consommateurs (CFPB), qui a déjà pénalisé des prêteurs en ligne pour des pratiques similaires. La position ferme d'Harris indique que New York ne tolérera pas ce qu'elle a décrit comme des « déguisements numériques pour des produits illégaux ».

Les observateurs du secteur notent que cela pourrait conduire à une surveillance plus stricte du secteur fintech, en particulier pour les entreprises proposant des services d'achat immédiat, paiement différé (Buy Now, Pay Later) ou de crédit à court terme. Alors que la fintech continue de brouiller les frontières réglementaires, des agences étatiques comme le DFS affirment leur autorité pour protéger les consommateurs.

Les prêteurs réglementés tels queSoFietUpgradepourraient en bénéficier à long terme, car les répressions contre les acteurs illégaux améliorent la confiance des consommateurs dans le prêt numérique. Cependant, cette initiative d'application de la loi augmente les coûts de conformité et les risques juridiques pour les opérateurs fintech transfrontaliers.