- Une collaboration japonaise quadruple le nombre de qubits et vise à démocratiser l'accès
- Un refroidissement avancé et une intégration posent les bases pour une utilisation hybride classique-quantique
Ce qui s'est passé: le Japon dévoile une plateforme quantique évolutive de 256 qubits
Fujitsu et RIKEN ont conjointement dévoilé un ordinateur quantique supraconducteur de 256 qubits, marquant une étape importante dans les ambitions du Japon en matière d'informatique quantique. Le nouveau système, hébergé au RIKEN RQC-FUJITSU Collaboration Center, représente une multiplication par quatre de la puissance de calcul par rapport au modèle 64 qubits développé précédemment par les partenaires.
La machine utilise une implémentation à haute densité et une conception thermique avancée qui tire parti d'un réfrigérateur à dilution pour un refroidissement efficace, essentiel au maintien de l'état supraconducteur des bits quantiques. Cette prouesse technique permet au système de maintenir un fonctionnement stable, une exigence clé pour un calcul quantique fiable.
L'accès à l'ordinateur quantique ne sera pas limité aux projets internes. Fujitsu a annoncé que les entreprises et instituts de recherche du monde entier pourront utiliser la machine à partir du premier trimestre de l'exercice fiscal 2025, soutenant ainsi l'innovation mondiale dans des secteurs allant de la pharmacie à la science des matériaux.
Lire aussi:La Finlande lance le premier ordinateur quantique 50 qubits d'Europe
Lire aussi:IQM va installer le premier ordinateur quantique de la République tchèque à IT4Innovations
Pourquoi c'est important
L'importance de cette avancée ne réside pas seulement dans le nombre de qubits, mais aussi dans les applications potentielles et l'accessibilité. Avec un nombre de qubits plus élevé, les chercheurs peuvent modéliser des molécules plus grandes et plus complexes et tester des techniques de correction d'erreurs quantiques sophistiquées, essentielles pour l'évolution de l'informatique quantique tolérante aux pannes.
Fujitsu et RIKEN posent également les bases d'une ère de l'informatique hybride, où les systèmes quantiques et classiques interagissent de manière transparente. Cette intégration devrait élargir l'utilité pratique des systèmes quantiques, permettant aux utilisateurs d'exécuter des algorithmes hybrides qui tirent parti des forces des deux architectures.
Pour l'avenir, la feuille de route des deux partenaires comprend un système de 1 000 qubits prévu pour l'installation l'année prochaine. Ils ont également prolongé leur partenariat jusqu'en mars 2029, assurant ainsi une innovation continue dans le secteur de la technologie quantique au Japon. Alors que d'autres acteurs ont déjà dépassé la barre des 1 000 qubits, la diversité des approches, comme la voie supraconductrice de Fujitsu et RIKEN, reste essentielle pour identifier des solutions quantiques évolutives et exploitables dans le monde réel.

