• 60 % des utilisateurs mobiles interrogés sont prêts à payer plus pour la connectivité satellite sur smartphone; les répondants en Inde (89 %) et en Indonésie (82 %) sont les plus enthousiastes.
  • En moyenne, ceux qui sont prêts à payer accepteraient une augmentation de 5 à 7 % de leur facture mensuelle (9 % en Inde), et 47 % des répondants mondiaux ont déclaré qu'ils changeraient d'opérateur pour obtenir une couverture satellite.

Ce qui s'est passé: une enquête de Viasat-GSMA Intelligence révèle une forte demande des consommateurs pour les services mobiles par satellite direct-to-device

Un nouveau rapport de Viasat, Inc. et de GSMA Intelligence, interrogeant 12 390 utilisateurs de téléphones mobiles dans 12 pays, a révélé un intérêt marqué pour les services satellite direct-to-device (D2D). L'enquête — menée entre mai et juin 2025 — a interrogé les entités sur leur expérience de connectivité mobile et leur disposition à payer pour une couverture satellite.

Plus d'un tiers des entités ont déclaré perdre l'accès aux services cellulaires de base au moins deux fois par mois. Dans ce contexte, plus de 60 % ont déclaré qu'ils paieraient un supplément pour la connectivité satellite sur leurs smartphones. Cette disposition était la plus forte sur des marchés comme l'Inde (89 %) et l'Indonésie (82 %), tandis que des économies plus développées comme les États-Unis et la France ont enregistré des niveaux plus bas mais non négligeables (respectivement 56 % et 48 %).

En moyenne, les consommateurs disposés ont déclaré qu'ils paieraient 5 à 7 % de plus sur leur facture téléphonique mensuelle pour obtenir une telle couverture — l'Inde se situant à l'extrémité supérieure (9 %). De manière alarmante pour les opérateurs à la traîne, 47 % des répondants dans le monde ont déclaré qu'ils changeraient de fournisseur si une couverture satellite était proposée ailleurs.

Les défenseurs du rapport soutiennent que cela représente une opportunité commerciale claire pour les opérateurs de réseaux mobiles (ORM): le satellite D2D peut étendre la couverture au-delà de la portée terrestre et résoudre les « zones blanches mobiles » — contribuant à l'inclusion numérique, à la résilience et même à la croissance économique.

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Pourquoi c'est important

Alors que l'adoption des services satellite D2D semble gagner du terrain auprès des consommateurs, les implications pour l'industrie des télécommunications pourraient être importantes:

  • Nouvelles sources de revenus et augmentation de l'ARPU — Même une augmentation modeste de 5 à 7 % des factures mobiles existantes pourrait augmenter significativement le revenu moyen par utilisateur (ARPU) lorsqu'elle est étendue à de larges bases de clients, en particulier sur les marchés densément peuplés ou mal desservis. Les analystes de GSMA Intelligence avertissent que la disposition à payer est « en partie une science et en partie un art », suggérant que l'adoption réelle pourrait différer des réponses au sondage.
  • Pression concurrentielle pour les opérateurs historiques — Avec près de la moitié des utilisateurs prêts à changer de fournisseur pour une meilleure couverture, les opérateurs qui n'intègrent pas la connectivité satellite risquent de perdre des clients. L'enquête montre que ce risque existe même dans les marchés développés, et pas seulement dans les régions mal desservies.
  • Un pont vers l'inclusion numérique — mais avec des réserves: le D2D pourrait étendre la connectivité dans les zones rurales ou reculées, améliorant potentiellement l'accès aux services d'urgence, à l'éducation en ligne ou au commerce. Mais des enquêtes antérieures à l'échelle de l'industrie ont averti que la disposition à payer ne se traduit pas toujours par une adoption lorsque le service réel arrive — surtout lorsque la qualité de la couverture, la tarification ou la compatibilité des téléphones est incertaine.
  • Risque de promesses excessives et d'un « écart marketing » — Selon le rapport, la connaissance des fonctionnalités satellite varie considérablement selon les régions (par exemple, environ 25 % seulement au Japon contre environ 74 % en Inde). Cet écart signifie que les opérateurs pourraient avoir du mal à éduquer les clients — ou pire, susciter des attentes qu'ils ne peuvent pas satisfaire, surtout si les services satellite riches en données (par exemple, Internet haut débit ou vidéo) restent indisponibles au lancement.

De plus, la disposition basée sur des sondages ne garantit pas l'adoption dans le monde réel. Comme l'ont noté des analyses plus anciennes, l'utilisation réelle des services de téléphonie ou de données par satellite est souvent inférieure à l'enthousiasme initial, surtout si les réseaux mobiles terrestres restent adéquats.

Alors que les services satellite alignés sur les normes 3GPP se rapprochent d'un déploiement commercial — en commençant par la messagerie et la voix, éventuellement suivis par les données — les opérateurs sont à un carrefour stratégique: investir maintenant pour capturer une part de marché potentiellement importante — ou risquer d'être laissés pour compte.

Pourtant, une note de prudence subsiste: il n'est pas clair si la « disposition à payer » mesurée par le sondage se convertira en abonnements — en particulier sur les marchés à revenus élevés où les alternatives terrestres sont robustes. Et étant donné les défis techniques et réglementaires inhérents au déploiement du satellite D2D, les opérateurs doivent naviguer avec prudence avant de miser sur ces augmentations de revenus.