- L'expression « Du fleuve à la mer » fait référence à la zone géographique entre le Jourdain et la mer Méditerranée, englobant à la fois Israël et les Territoires palestiniens.
- Les critiques soutiennent que l'expression est antisémite et appelle à l'éradication d'Israël, ce qui a entraîné un sentiment d'insécurité parmi les membres de la communauté juive et pro-israélienne.
NOTRE AVIS
Le Conseil reconnaît que les phrases peuvent avoir plusieurs sens, affirmant que les mots ne peuvent être jugés nocifs sans tenir compte du contexte. La décision de ne pas supprimer automatiquement l'expression « Du fleuve à la mer » souligne l'importance de la liberté d'expression, en particulier dans des contextes politiquement chargés. La décision du Conseil met en évidence les défis de la modération de contenus politiquement sensibles sur les plateformes de médias sociaux.
-Lia XU, journaliste BTW
Que s'est-il passé
Le Conseil de surveillance de Meta a récemment pris une décision importante concernant l'expression « Du fleuve à la mer », souvent associée aux sentiments pro-palestiniens. Le Conseil a déclaré que Meta, la société mère de Facebook, ne devrait pas supprimer automatiquement cette expression de sa plateforme, car elle peut être interprétée de différentes manières. Certains y voient une manifestation de solidarité avec les Palestiniens, tandis que d'autres l'interprètent comme une approbation de la violence contre les Juifs.
L'expression, qui fait référence à la zone géographique entre le Jourdain et la mer Méditerranée, est souvent scandée lors de manifestations pro-palestiniennes. Pour certains, elle représente un appel à la création d'un État palestinien, tandis que d'autres la considèrent comme un slogan antisémite prônant l'éradication d'Israël. Le Conseil a souligné que l'expression a plusieurs significations et ne peut être qualifiée de nuisible, violente ou discriminatoire sans tenir compte du contexte dans lequel elle est utilisée.
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Pourquoi c'est important
La décision a suscité des réactions mitigées de la part des groupes de défense. Alex Abdo, directeur du contentieux du Knight First Amendment Institute à l'Université Columbia, a salué la décision du Conseil, la décrivant comme « réfléchie (et à mon avis, correcte) ». Les commentaires d'Abdo soulignent l'importance de protéger la liberté d'expression et de permettre des perspectives diverses.
À l'inverse, l'Anti-Defamation League (ADL) a exprimé son inquiétude concernant la décision. L'ADL a critiqué la décision comme étant « à courte vue », en faisant valoir que l'expression contribue à un sentiment d'insécurité parmi les communautés juives et pro-israéliennes. « L'utilisation de cette expression a pour effet de rendre les membres de la communauté juive et pro-israélienne en insécurité et exclus », a déclaré l'ADL dans un communiqué.
En réponse aux recommandations du Conseil, Meta a accueilli favorablement les commentaires et a réitéré son engagement à affiner ses politiques de modération de contenu. « Bien que toutes nos politiques soient élaborées dans un souci de sécurité, nous savons qu'elles s'accompagnent de défis mondiaux. Nous sollicitons régulièrement l'avis d'experts extérieurs à Meta, y compris du Conseil de surveillance », a déclaré un porte-parole de Meta.

