• Les défenseurs de la sécurité sur Internet se sont opposés à la tentative du Nevada d'assouplir les protections en ligne pour les enfants.
  • Une coalition, comprenant des organisations comme l'EFF et l'ACLU, conteste la demande du Nevada visant à empêcher Meta de mettre en œuvre le chiffrement de bout en bout (E2EE) par défaut dans Facebook Messenger pour les enfants.
  • Les défenseurs soulignent l'importance du chiffrement pour protéger la sécurité numérique, mettant en avant les paramètres E2EE par défaut dans des applications de messagerie comme WhatsApp et iMessage, et exhortent le tribunal à donner la priorité à la sécurité des enfants.

La tentative de l'État américain du Nevada d'assouplir les protections en ligne pour les enfants a suscité l'opposition des défenseurs de la sécurité sur Internet. Menée par le directeur de la technologie Internet deMeta, Dan York, une coalition d'organisations conteste la demande du Nevada visant à empêcher Meta de mettre en œuvre lechiffrement de bout en bout (E2EE)par défaut pour les communications des enfants sur Facebook Messenger. Ils soutiennent qu'une telle mesure exposerait les enfants à des risques potentiels de la part de prédateurs, d'organisations criminelles et d'entités étrangères.

La coalition, qui comprend l'Electronic Frontier Foundation (EFF), l'American Civil Liberties Union (ACLU)et la défenseure du chiffrement Riana Pfefferkorn, a soumis unmémoire d'amicus curiaeau tribunal de district du comté de Clark, au Nevada. Ce mémoire souligne l'impact néfaste qu'aurait l'octroi de la demande du Nevada sur la sécurité en ligne des enfants. Il met en avant le rôle vital du chiffrement dans la protection de la sécurité numérique de tous et souligne l'impossibilité de limiter l'accès aux messages uniquement aux forces de l'ordre sans compromettre la sécurité globale.

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Le chiffrement de bout en bout par défaut dans les principales applications de messagerie

De plus, la coalition fait remarquer que d'autres plateformes de messagerie, telles que WhatsApp et iMessage d'Apple, utilisent déjà le chiffrement de bout en bout par défaut, démontrant ainsi la faisabilité et l'importance de normes de chiffrement solides. Ils soutiennent que l'affaiblissement de ces protections porterait atteinte au droit fondamental à la vie privée et exposerait les enfants à des risques importants en ligne.

Le tribunal de district a tenu une audience le 20 mars pour examiner la demande d'injonction du Nevada. La coalition exhorte le tribunal à donner la priorité à la sécurité des enfants en permettant à Meta de maintenir le chiffrement de bout en bout par défaut pour tous les utilisateurs, y compris les enfants. Ce faisant, ils visent à garantir que les communications des enfants restent à l'abri des interceptions et de l'exploitation par des acteurs malveillants.