• La start-up de services bancaires numériques Mercury a annoncé qu'elle cesserait de fournir des services à des clients dans plusieurs pays, dont l'Ukraine et le Nigeria, dans le cadre d'un changement de politique visant à renforcer la conformité et la gestion des risques.
  • Ce changement de politique brutal de Mercury reflète les tendances et défis plus larges dans le paysage de la banque numérique et de la réglementation.

NOTRE AVIS
La décision de Mercury de couper les ponts avec l'Ukraine dans le cadre de son resserrement des risques semble un peu décalée. L'Ukraine n'est sur aucune liste de sanctions, et son écosystème de startups était en plein essor. Cela me rappelle lorsque PayPal a gelé les comptes de freelances étrangers, invoquant des raisons de conformité similaires. On dirait une politique globale qui dépasse peut-être la cible. De plus, isoler des entrepreneurs talentueux comme Alyona Mysko, qui essaie simplement de développer son entreprise, semble contre-productif. Espérons que Mercury reconsidère sa position et trouve une approche plus nuancée pour équilibrer les risques et les opportunités de croissance.
–Miurio huang, journaliste BTW

Ce qui s’est passé

La start-up de services bancaires numériques Mercurya annoncé qu'elle cesserait de servir des clients dans plusieurs pays, dont l'Ukraine et le Nigeria, dans le cadre d'un changement de politique visant à renforcer la conformité et la gestion des risques. Cette décision fait suite à un examen récent des régulateurs fédéraux concernant les pratiques d'un des partenaires de Mercury, Choice Bank.

Plus tôt cette année, Mercury a fait l'objet d'un examen fédéral en raison de préoccupations concernantla gestion par Choice Bankdes comptes des sociétés étrangères. La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) a exprimé des inquiétudes quant à la légalité et aux risques associés aux comptes ouverts dans des « pays juridiquement risqués ». Des rapports ont indiqué que Choice Bank avait permis à Mercury d'ouvrir de nombreux comptes en utilisant des méthodes douteuses pour prouver une présence aux États-Unis.

En réponse à ces préoccupations, Mercury a informé TechCrush qu'elle renforçait ses équipes de risques et de conformité. La société a désormais mis en place des critères d'éligibilité actualisés, ce qui a entraîné la cessation des services pour les clients dans certaines régions. Mercury a déclaré qu'elle ne pouvait plus prendre en charge ces clients en raison des adresses qu'ils ont fournies ou d'une activité fréquente sur les comptes depuis des lieux spécifiques.

Bien que la décision de cesser les services vers des pays comme la Corée du Nord, l'Iran, la Libye et la Russie corresponde aux attentes, l'inclusion de l'Ukraine dans cette liste est notable. L'Ukraine a été reconnue pour sa communauté de startups dynamique et en pleine croissance, en particulier avant l'invasion russe. Mercury a précisé que son changement de politique n'affecte que les fondateurs résidant en Ukraine et non ceux ayant un passeport ukrainien vivant aux États-Unis. Cet ajustement a suscité des critiques de la part d'entrepreneurs ukrainiens, notamment Alyona Mysko, PDG et fondatrice deFuelfinance,qui a souligné l'impact sur son entreprise en raison de son passeport ukrainien.

Mercury a confirmé qu'elle continuait à soutenir les fondateurs ukrainiens basés aux États-Unis, mais a décidé de cesser le soutien aux entreprises dont les fondateurs se trouvent en Ukraine.

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Pourquoi c’est important

Le changement de politique brutal de Mercury reflète les tendances et défis plus larges du paysage de la banque numérique et de la réglementation. La décision de l'entreprise de suspendre ses services dans certains pays souligne l'examen croissant et la pression réglementaire auxquels sont confrontées les institutions financières, en particulier celles qui traitent avec des clients internationaux. Cette mesure met en évidence la tension entre le maintien de normes de conformité robustes et le soutien aux communautés entrepreneuriales mondiales.

L'examen de la FDIC et le changement de politique qui en a résulté illustrent la complexité d'opérer dans un environnement financier mondial. Pour les startups, en particulier celles situées dans des régions avec des écosystèmes technologiques en croissance comme l'Ukraine, perdre l'accès aux services bancaires peut avoir un impact significatif sur leurs opérations et leurs perspectives de croissance. Cela est particulièrement critique pour des pays comme l'Ukraine, où le secteur technologique a été un point positif malgré les tensions géopolitiques.

La décision de Mercury signale également une évolution vers des pratiques de gestion des risques plus strictes dans le secteur de la banque numérique. En resserrant les critères d'éligibilité et en mettant l'accent sur la conformité, Mercury vise à atténuer les risques juridiques et financiers potentiels. Cependant, cette approche soulève également des questions sur l'accessibilité des services bancaires pour les startups des marchés émergents.

Pour les investisseurs et les entrepreneurs, la décision de Mercury rappelle l'importance de comprendre les environnements réglementaires et les risques potentiels liés aux opérations internationales. La réponse de l'entreprise à l'examen fédéral, bien qu'elle vise à protéger ses opérations, met également en lumière les défis auxquels sont confrontées les startups pour naviguer dans des paysages réglementaires complexes.

La décision de Mercury de cesser ses services dans certains pays reflète l'accent croissant mis sur la conformité et la gestion des risques dans le secteur de la banque numérique. Bien que cette mesure réponde aux préoccupations réglementaires, elle affecte également les startups des régions touchées, en particulier en Ukraine, où la communauté technologique s'est développée malgré les défis persistants. Alors que les institutions financières continuent de s'adapter aux pressions réglementaires, l'accessibilité et le soutien aux entrepreneurs internationaux restent des considérations cruciales.