• Le lancement soutenu par l'Union africaine et l'Internet Society améliore le coût et la vitesse du trafic local.
  • Le secteur de l'échange Internet est confronté à des problèmes de coût, de formation et d'infrastructure, mais offre résilience et efficacité.

Contexte de l'Association d'échange Internet de Mbabane

L'Association d'échange Internet de Mbabane est liée au point d'échange Internet (IXP) à Mbabane, Eswatini, anciennement appelé Swaziland. Elle a été lancée le 10 avril 2014 avec le soutien de la Commission de l'Union africaine et de l'Internet Society dans le cadre du projet AXIS.

L'objectif était de conserver le trafic local dans le pays et de réduire la dépendance aux routes internationales. Le lancement a été soutenu par des formations, des ateliers et des équipements donnés. L'association détient le numéro ASN AS37696 mais semble désormais inactive, sans plages IP ni pairs répertoriés. Cela indique une activité limitée depuis sa création.

Un point d'échange Internet permet aux FAI d'échanger du trafic directement, sans passer par des opérateurs étrangers. Cela réduit les coûts, diminue la latence et aide les réseaux à fonctionner plus efficacement. De nombreux IXP fonctionnent comme des groupes à but non lucratif détenus par les entités. Ils agissent comme des hubs dans les réseaux de données.

En Afrique, la dépendance aux liaisons internationales rend le trafic lent et coûteux. Les IXP contribuent à améliorer le service, à réduire les coûts et à soutenir l'hébergement local et la croissance des contenus. Par exemple, AXIS a aidé à mettre en place des IXP en Eswatini, au Burundi et en Namibie avec des financements et des formations.

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Association d'échange Internet de Mbabane: statut et défis

L'échange de Mbabane a aidé à former des ingénieurs et à réduire les coûts, mais son ASN ne montre aucune IP active ni pair actuellement. Cela suggère que des défis persistent. Les principaux obstacles sont le manque de financement continu, le coût des infrastructures et le manque de contenu local pour générer du trafic.

Les installations IXP nécessitent du matériel physique, de l'électricité, du personnel qualifié. Sans cela, elles peinent. Eswatini est un petit pays et peut ne pas avoir assez de trafic pour maintenir l'échange occupé. De plus, la formation acquise en 2013-2014 peut ne pas suffire à maintenir l'élan.

Innovation et potentiel futur

Même si elle est inactive actuellement, l'échange a joué un rôle dans la croissance nationale des TIC. Elle a ouvert la voie à l'administration en ligne, à l'hébergement local, aux applications et aux services. La formation dispensée aux ingénieurs a amélioré leurs compétences. Le modèle IXP reste utile à mesure que le trafic local augmente.

Si davantage de FAI rejoignent ultérieurement, cela pourrait redémarrer. Le modèle de base du peering local s'applique toujours. De nouveaux outils, des commutateurs moins chers, des logiciels open source et des centres de données conteneurisés peuvent réduire les coûts. L'idée que le trafic local reste local conserve sa valeur. Eswatini a tout à gagner si l'association se réactive avec plus d'hébergement et de entités.