La Cour arrête une vaste enquête sur l’AFRINIC, invoquant une violation de la loi sur les sociétés. La décision souligne une profonde crise de gouvernance à l’approche des prochaines élections. La Cour impose des limites juridiques à l’enquête sur l’AFRINIC. La Cour suprême de Maurice a émis une injonction d’urgence pour stopper une enquête approfondie sur l’AFRINIC menée par un juge nommé par le Registraire des sociétés, estimant que l’enquête dépassait les limites de la partie XV de la loi mauricienne sur les sociétés.

La décision du tribunal est une rare confirmation que même les organismes techniques comme les registres Internet régionaux ne peuvent être soumis à une influence exécutive sans contrôle. Cette mesure intervient à un moment tendu pour l’AFRINIC—la direction reste bloquée depuis 2022, le registre étant embourbé dans des affaires judiciaires et des conflits électoraux. Les parties prenantes craignent que permettre une telle violation juridique créerait un dangereux précédent.

The Register rapporte que l’implication croissante du gouvernement reflète mal l’État de droit à Maurice et suscite l’inquiétude quant à la capacité de l’AFRINIC à gérer l’infrastructure internet de l’Afrique.

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L’intervention du tribunal est considérée comme une position rare pour défendre les freins et contrepoids constitutionnels à Maurice, un système juridique inspiré du droit britannique. Cependant, la crise de gouvernance sous-jacente à l’AFRINIC reste non résolue. Sans un processus électoral légitime et transparent, les parties prenantes avertissent que l’AFRINIC risque de perdre sa crédibilité en tant que registre Internet régional et de nuire à la souveraineté numérique de l’Afrique.