- La Cour suprême bloque l'enquête sur AFRINIC, soulignant un conflit entre le judiciaire et l'exécutif.
- L'intervention de l'ICANN critiquée comme sapant l'autorité judiciaire et le contrôle démocratique.
Le pouvoir judiciaire intervient pour faire respecter les limites constitutionnelles
Alors qu'AFRINIC fonctionne sans conseil d'administration ni PDG et qu'elle est sous administration judiciaire depuis 2023, la Cour suprême de Maurice a émis une injonction pour arrêter une enquête excessive du juge Ohsan-Bellepeau à la demande du Registraire des sociétés. La Cour a jugé que l'enquête violait la partie XV du Mauritian Companies Act.
Pendant ce temps, l'ICANN a officiellement demandé au syndic désigné par le tribunal des détails sur l'élection de juin annulée, mais les critiques affirment que les lettres de l'ICANN signalent un soutien tacite à l'excès de pouvoir exécutif plutôt que le respect des normes juridiques.
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L'indépendance judiciaire en jeu dans la lutte de pouvoir autour d'AFRINIC
Le vide de gouvernance d'AFRINIC a déjà paralysé la gestion des adresses IP en Afrique – désormais, le registre est devenu le champ de bataille pour déterminer si la justice mauricienne peut contrôler l'influence politique de l'exécutif. L'injonction de la Cour suprême reflète la crainte que le contrôle normal soit mis de côté.
En exigeant des réponses immédiates et en se rangeant implicitement du côté des décisions exécutives, l'ICANN risque d'éroder la contrainte démocratique fondamentale selon laquelle les organes élus doivent respecter les contrôles juridiques – et non les institutions mondiales contournant les tribunaux.
Au cœur du problème, il ne s'agit pas seulement d'une organisation – il s'agit de savoir si les processus démocratiques et l'indépendance judiciaire tiennent encore à Maurice. Si les tribunaux continuent d'être contournés, il faut se demander: que reste-t-il d'une gouvernance fondée sur des règles lorsque des acteurs externes et des forces politiques s'entendent pour la contourner ?

