- Les principaux opérateurs télécoms malais prennent des participations dans le réseau 5G national auparavant géré par l’entreprise publique Digital Nasional Berhad (DNB).
- Ce changement reflète une transition vers un déploiement piloté par l’industrie, bien que des questions demeurent sur la concurrence et l’investissement à long terme.
Ce qui s’est passé
Les principaux opérateurs télécoms malais s’apprêtent à prendre le contrôle de l’infrastructure 5G nationale du pays, marquant un changement majeur dans la gestion du réseau. Les opérateurs mobiles locaux acquièrent des participations dans Digital Nasional Berhad (DNB), la société soutenue par le gouvernement chargée de construire le réseau 5G du pays.
DNB a été initialement créée par le gouvernement malais pour déployer un réseau 5G de gros unique. Selon ce modèle, les opérateurs mobiles achèteraient de la capacité à un fournisseur d’infrastructure partagé plutôt que de construire leurs propres réseaux.
L’approche a été controversée dès le départ. Certains opérateurs ont fait valoir qu’un réseau de gros unique pourrait limiter la concurrence et réduire la flexibilité des fournisseurs de services.
Dans le cadre de la nouvelle structure, les grandes entreprises télécoms malaisiennes—notamment CelcomDigi, Maxis, Telekom Malaysia et U Mobile—acquièrent des participations dans l’entité d’infrastructure 5G. Cela donne effectivement aux opérateurs une influence plus directe sur le développement futur du réseau.
Le gouvernement avait précédemment indiqué qu’un deuxième réseau 5G pourrait éventuellement être introduit pour accroître la concurrence. Cependant, les détails du fonctionnement de ce système restent flous.
Le déploiement centralisé initial de la Malaisie a permis au réseau de s’étendre rapidement. DNB a fait état d’une couverture élevée de la population en un temps relativement court. Néanmoins, le débat sectoriel s’est poursuivi pour savoir si le modèle apporterait une innovation à long terme ou ne ferait que consolider le contrôle de l’infrastructure.
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Pourquoi c’est important
Le changement de propriété reflète un débat plus large sur la meilleure façon de déployer l’infrastructure nationale de télécommunications. Les gouvernements privilégient parfois les réseaux centralisés pour accélérer le déploiement et réduire les doubles emplois d’investissement. Les opérateurs, en revanche, soutiennent souvent que la concurrence stimule l’innovation et la qualité de service.
L’expérience malaisienne illustre les compromis entre ces deux approches. Un réseau de gros unique peut réduire les coûts initiaux et accélérer le déploiement. Mais il peut aussi réduire les incitations pour les opérateurs à différencier leurs services.
Donner des participations aux entreprises de télécommunications peut répondre en partie à ces préoccupations. Les opérateurs ont désormais des incitations plus fortes à investir dans l’expansion du réseau et à améliorer les performances.
Cependant, le nouvel arrangement pourrait ne pas résoudre complètement les questions politiques sous-jacentes. Si un petit groupe d’opérateurs contrôle collectivement l’infrastructure, les régulateurs devront toujours garantir un accès et des prix équitables.
La décision de la Malaisie pourrait également influencer d’autres pays qui envisagent des réseaux 5G partagés. Les gouvernements d’Asie, d’Afrique et d’Europe observent attentivement alors qu’ils évaluent différents modèles de déploiement de la connectivité de nouvelle génération.
En fin de compte, le cas malaisien met en évidence comment la gouvernance des réseaux—pas seulement la technologie—peut influencer le succès de l’infrastructure 5G. Reste à savoir si la propriété des opérateurs conduit à une concurrence plus forte ou ne fait que transférer le contrôle au sein de l’industrie.
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