• Le gouvernement malaisien a exigé que les entreprises technologiques se conforment à la loi malaisienne après une forte opposition à un système de licence des médias sociaux.
  • Le gouvernement se dit prêt à discuter des réglementations proposées avec l'AIC et d'autres groupes industriels, mais n'a pas l'intention de retarder leur mise en œuvre, visant à lutter contre la cybercriminalité croissante.

NOTRE AVIS
La réglementation proposée pourrait entraver l'économie numérique croissante de la Malaisie, mais il est impératif de contrôler les médias sociaux en pleine expansion. Cette mesure démontre la détermination du gouvernement malaisien à faire face aux dangers en ligne, et bien que l'AIC reste sceptique quant aux conséquences, les deux parties devraient continuer à collaborer pour créer un environnement en ligne sûr et stable.
— Iydia Ding, journaliste BTW

Que s'est-il passé

L'Asian Internet Consortium (AIC), qui regroupe Google, Meta et X, a exhorté la Malaisie dans une lettre ouverte à suspendre un plan visant à obliger les services de médias sociaux à demander des licences, citant un manque de clarté dans les réglementations proposées mardi. En réponse, le gouvernement malaisien a exigé que les entreprises technologiques se conforment à la loi malaisienne. Selon ce plan, les plateformes de médias sociaux et les services de messagerie comptant plus de huit millions d'utilisateurs seraient tenus d'obtenir une licence et pourraient faire l'objet de poursuites judiciaires s'ils ne le font pas avant le 1er janvier 2025, a déclaré l'AIC.

Le ministre des Communications, Fahmi Fadzil, a déclaré que les entreprises technologiques doivent se conformer aux lois locales pour continuer à opérer en Malaisie, et que le gouvernement était prêt à discuter des réglementations proposées avec l'AIC et d'autres groupes industriels, mais n'avait pas l'intention de retarder la mise en œuvre des réglementations, qui visent à lutter contre la cybercriminalité croissante. La lettre de l'AIC, initialement datée du 23 août, a été retirée de son site Web lundi soir.

La société de taxi en ligne Grab, également membre du groupe, a déclaré séparément le même jour qu'elle n'avait pas été consultée au sujet de cette lettre.

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Pourquoi c'est important

Dans une déclaration cette semaine, le régulateur malaisien des communications a annoncé qu'il mènera une enquête publique et sollicite les commentaires des acteurs de l'industrie et du public sur la réglementation. Une nouvelle version de la lettre, datée du 26 août et publiée ultérieurement sur le site de l'AIC, faisait référence à des préoccupations concernant d'éventuelles conséquences imprévues de l'octroi de licences réglementaires. Plusieurs phrases ont été supprimées, y compris une référence au fait que le plan du gouvernement était « irréalisable » pour l'industrie.

La lettre a également retiré une liste des entreprises membres de l'AIC, qui est toujours disponible sur le site de l'organisation.

Les réglementations proposées pourraient entraver l'économie numérique croissante de la Malaisie, mais il est impératif de contrôler les médias sociaux en pleine expansion. Les incidents de sécurité fréquents sur les médias sociaux ces dernières années ont attiré l'attention des gouvernements, et cette mesure démontre la détermination du gouvernement malaisien à faire face aux cybermenaces. Bien que l'AIC reste sceptique quant aux conséquences, les deux parties devraient continuer à collaborer pour créer un environnement en ligne sûr et stable.