- Le gouvernement malaisien a exhorté les plateformes de médias sociaux à intensifier leurs efforts contre une recrudescence de contenus en ligne nuisibles, en signalant 51 638 cas rien qu’au premier trimestre 2024.
- Il est essentiel et nécessaire que les plateformes de médias sociaux assument une responsabilité croissante en matière de régulation des contenus, en particulier dans les régions soumises à des réglementations strictes.
NOTRE AVIS
Les organisations qui régulent le comportement sur Internet ont encore des possibilités limitées. Ce sont les plateformes sociales qui détiennent les cartes, et leur consensus consistant à privilégier le profit nuira sans aucun doute à la cybersécurité. Maintenir la sécurité du réseau relève de la responsabilité de chaque entité à Internet. Les entreprises qui tirent d’énormes profits d’Internet devraient également remplir cette obligation.
–Ashley Wang, journaliste BTW
Que s’est-il passé
Le gouvernement malaisien a exhorté les plateformes de médias sociaux à intensifier leurs efforts contre une recrudescence de contenus en ligne nuisibles. Le ministre des Communications du pays, Fahmi Fadzil, a révélé qu’au cours du seul premier trimestre 2024, 51 638 cas ont été signalés aux sociétés de médias sociaux pour qu’elles agissent, dépassant le nombre total de cas de l’année précédente.
L’augmentation des contenus nuisibles, notamment les escroqueries, le cyberharcèlement, la pornographie infantile et les sujets sensibles liés à la race, à la religion et à la royauté, a incité la Malaisie à rechercher une coopération plus forte de la part des grandes plateformes comme Meta, TikTok, Telegram, et X (anciennement Twitter).
Le ministre Fadzil a souligné les réponses mitigées de ces entreprises, notant que Meta affichait les taux de conformité les plus élevés, avec Facebook, Instagram et WhatsApp atteignant respectivement 85 %, 88 % et 79 %. TikTok suivait avec un taux de conformité de 76 %, tandis que Telegram et X présentaient des taux nettement inférieurs, à 65 % et 25 %.
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Pourquoi c’est important
La position proactive de la Malaisie contre la cybercriminalité et les contenus nuisibles, domaines qui ont connu une nette augmentation, montre sa lutte contre la cybercriminalité. L’approche du gouvernement consiste notamment à émettre des directives et à signaler les contenus qui enfreignent les lois locales. Cependant, le gouvernement reste dans une position passive, car la décision finale de supprimer ces contenus appartient aux plateformes, en fonction de leurs directives communautaires.
Cette initiative souligne la responsabilité croissante des entreprises de médias sociaux de réguler les contenus nuisibles, en particulier dans les régions aux normes culturelles et juridiques strictes. Face à l’augmentation des cybermenaces et de la diffusion de contenus nuisibles, la conformité et la coopération des entreprises de médias sociaux deviennent cruciales pour maintenir la sécurité publique et l’harmonie sociale. Les plateformes de médias sociaux doivent être tenues responsables, non seulement envers leurs actionnaires, mais aussi envers les communautés qu’elles servent.
Si elles n’agissent pas de manière responsable, des réglementations plus strictes pourraient s’imposer.

