• La reprise partielle d’Internet a atteint une fraction du trafic normal, mais reste fortement filtrée et instable.
  • La coupure a étouffé les affaires, aggravé la douleur économique et reflète un choix politique de privilégier le contrôle du régime sur les communications ouvertes.

Ce qui s’est passé: une reconnexion partielle sous un filtrage strict

L’Internet iranien — presque entièrement coupé depuis que le gouvernement a imposé une panne nationale le 8 janvier dans un contexte de manifestations généralisées — a commencé à réapparaître avec une connectivité internationale partielle. La panne, l’une des plus graves de l’histoire du pays, a réduit le trafic réseau à presque zéro et a largement rompu les liens numériques de l’Iran avec le monde, affectant les sites locaux comme les services étrangers.

Des groupes de surveillance rapportent que, bien qu’une partie du trafic soit revenue — l’utilisation des ordinateurs de bureau et des mobiles remontant à des fractions des niveaux d’avant la panne — l’accès reste sévèrement restreint sous un régime de « liste blanche » contrôlé par l’État, qui ne permet qu’à un ensemble sélectionné de fonctionnaires et de services autorisés d’atteindre les sites mondiaux sans obstacles. Les utilisateurs en dehors de Téhéran connaissent des connexions intermittentes, et de nombreuses plateformes sociales populaires restent bloquées à moins d’être contournées par des outils tels que les VPN.

La coupure a été ordonnée par les organes de sécurité de l’État dans le contexte des manifestations qui ont éclaté à la fin de l’année dernière et se sont poursuivies en janvier, motivées par des revendications économiques et des demandes de changement politique.

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Pourquoi c’est important

La restauration partielle de la connectivité sous un filtrage strict de l’État met en évidence l’effort de Téhéran pour équilibrer la nécessité économique et le contrôle du régime. L’absence d’accès ouvert à Internet a infligé une douleur économique tangible; les estimations officielles et indépendantes suggèrent des pertes quotidiennes de plusieurs dizaines de millions de dollars, le commerce, les opérations bancaires et le commerce extérieur étant bloqués sans liaisons numériques fiables.

D’un point de vue technologique, cet épisode souligne comment les gouvernements peuvent tirer parti de l’infrastructure réseau pour façonner à la fois les flux d’information internes et externes. L’Iran maintient depuis longtemps une censure et un contrôle stricts de l’accès à Internet, avec des précédents historiques remontant aux coupures lors de manifestations antérieures. L’approche actuelle — ne rétablir qu’une connectivité filtrée — suggère une possible stratégie à long terme d’isolement numérique que d’autres États autoritaires pourraient observer de près.

Sur le plan économique, la connectivité restreinte complique tout, du commerce électronique aux flux d’investissement; en termes financiers, un accès numérique réduit agit comme une taxe sur la productivité et l’efficacité du marché, ce qui pourrait affaiblir davantage un rial iranien déjà sous tension.