• Le parlement iranien a criminalisé l'utilisation de Starlink, invoquant la sécurité nationale et l'ingérence étrangère, avec des sanctions sévères.
  • La loi renforce le contrôle numérique après une coupure d'Internet quasi totale et l'utilisation brève de Starlink pendant le conflit régional.

Ce qui s'est passé: l'Iran interdit Starlink, craignant l'influence étrangère et l'accès non autorisé à Internet

Le parlement iranien a adopté une loi rendant illégaux l'utilisation, la vente ou la possession de l'internet par satellite Starlink, invoquant des craintes d'« influence étrangère » et d'accès non autorisé. Le gouvernement soutient que ce service compromet son contrôle des flux d'information et pourrait être exploité par des acteurs hostiles. Les contrevenants risquent des peines de prison, des amendes, voire des châtiments corporels, bien que l'application de la loi puisse être compliquée par la nature discrète des terminaux Starlink.

Cette interdiction fait suite aux restrictions d'Internet imposées par l'Iran lors du récent conflit entre l'Iran et Israël. À la mi-juin, la connectivité bridée par l'État a chuté de 97 %, et le service Starlink de SpaceX a été brièvement activé pour rétablir l'accès. Depuis, l'Iran a demandé à l'Union internationale des télécommunications de désactiver les terminaux dans le pays.

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Pourquoi c'est important

Cette loi marque une escalade significative de la stratégie de répression numérique de Téhéran, étendant la censure à l'internet par satellite. Les critiques estiment que cette mesure aggrave l'isolement technologique de l'Iran et restreint l'accès des citoyens à une information indépendante. Bien que l'application de la loi se heurte à des obstacles techniques, les sanctions draconiennes reflètent l'approche globale du régime pour contrôler les espaces numériques.

Pourtant, avec plus de 100 000 terminaux Starlink qui seraient en usage, une mise en œuvre efficace pourrait s'avérer difficile. Cette législation souligne en outre les tensions croissantes entre les plateformes de connectivité mondiales émergentes et la souveraineté des États à l'ère numérique.