Résumé

  • La décision ministérielle du 21 juillet a suivi le classement du 10 juillet et la période de recours ; ce premier classement ne constituait pas encore l’attribution définitive.
  • Komdigi prévoit au moins 51 % de couverture 5G de la population nationale au cours de la cinquième année après les autorisations, en plus d’obligations 4G distinctes dans des villages sélectionnés.

L’attribution indonésienne de fréquences dans les bandes 700 MHz et 2,6 GHz en 2026 s’accompagne d’un calendrier aussi déterminant que les fréquences elles-mêmes. Le 10 juillet, Komdigi a publié le classement issu des offres de prix du 7 juillet et du choix des blocs entre le 8 et le 10 juillet. Le ministère précisait alors que les participants ne deviendraient officiellement lauréats qu’après une décision ministérielle. Le 21 juillet, à l’issue de la phase de recours, il a annoncé les lauréats et qualifié la décision de définitive et contraignante.

L’engagement n’est pas une promesse unique de « connectivité ». Le document de sélection prévoit, sur cinq ans au plus, un accès mobile 4G dans des localités choisies parmi une liste ministérielle de 538 villages et communes urbaines. Il prévoit séparément la 5G dans les villes et districts engagés, avec une couverture d’au moins 51 % de la population nationale. Le 19 octobre, le ministère a précisé que le délai 5G court à partir de la délivrance des autorisations de fréquences. Le repère temporel annoncé est donc l’autorisation, et non la date de l’enchère.

Cette distinction évite de confondre trois mesures. Le gouvernement vise aussi un débit moyen du haut débit mobile de 100 Mbps en 2029. Cet objectif national de débit est distinct de l’obligation de couverture démographique 5G. Un débit cible ne dit pas combien de personnes ont accès à la 5G ; un pourcentage de population ne renseigne pas, à lui seul, sur le débit vécu ou la qualité du service. L’obligation 4G dans les villages relève encore d’une autre technologie et d’une autre géographie.

Les communiqués établissent la séquence d’attribution et les résultats visés ; ils ne prouvent pas que la couverture est déjà fournie et ne constituent pas un audit des réalisations. Pour juger le progrès, il faut la date de chaque autorisation, la liste des villes et districts engagés, le dénominateur de population, le seuil de couverture et des mesures datées comparables. Les communiqués cités ne disent pas si les 51 % sont répartis par opérateur ou mesurés collectivement : il faut vérifier ce point dans les conditions applicables, sans le présumer.

Les bandes 700 MHz et 2,6 GHz sont complémentaires : la première favorise une portée plus large, la seconde apporte de la capacité. Leur combinaison peut rendre la couverture possible, mais l’attribution de fréquences ne prouve pas qu’un service fonctionne. Le test à cinq ans sera la possibilité de suivre publiquement la chaîne entre autorisation, déploiement dans les lieux engagés et couverture de population vérifiable.

Sources