Résumé

  • Hydrosat et Kazakhstan Gharysh Sapary ont convenu d’étudier une constellation dédiée de satellites dans l’infrarouge thermique pour la surveillance en Asie centrale
  • Le nombre de satellites et les dates de lancement restent indéterminés, tandis qu’Hydrosat indique qu’elle conserverait sa technologie propriétaire, ses algorithmes et ses logiciels

Les faits

Hydrosat et Kazakhstan Gharysh Sapary ont annoncé le 7 septembre un accord visant à étudier une constellation dédiée de satellites dans l’infrarouge thermique pour l’Asie centrale. Le protocole d’accord a été annoncé lors des Space Days à Astana et définit un cadre pour des discussions techniques, opérationnelles et commerciales.

Selon le dispositif envisagé, Hydrosat apporterait la technologie infrarouge thermique et les capacités d’analyse, tandis que Kazakhstan Gharysh Sapary apporterait les engins spatiaux et les capacités opérationnelles régionales. Les deux entreprises indiquent que le système pourrait soutenir le suivi de la température des sols, de l’utilisation de l’eau et des activités agricoles.

La taille de la constellation et son calendrier de lancement n’ont pas encore été arrêtés. Pieter Fossel, directeur général d’Hydrosat, a également déclaré que l’entreprise conserverait sa technologie propriétaire, ses algorithmes et ses logiciels.

L’accord fait suite à une collaboration menée en juin sur l’analyse satellitaire des ressources en eau, qui comprenait une validation locale et une intégration aux systèmes nationaux. Ces travaux antérieurs portaient sur l’utilisation de données satellitaires plutôt que sur la construction d’une constellation dédiée.

L’analyse

Une constellation dédiée pourrait donner au Kazakhstan davantage de contrôle sur le moment et les lieux où les observations thermiques sont recueillies. Ce contrôle ne reviendrait pas à posséder toutes les composantes technologiques sur lesquelles repose le service. Hydrosat indique qu’elle conserverait sa technologie propriétaire de charge utile, ses algorithmes et ses logiciels; certaines fonctions importantes continueraient donc de dépendre du fournisseur.

Cette distinction importe lorsque l’imagerie est intégrée à un suivi régulier de l’eau ou de l’agriculture. Le Kazakhstan aurait besoin d’un accès fiable aux données traitées, de la capacité à les combiner avec ses systèmes locaux et de modalités d’assistance claires si le service est utilisé de façon récurrente par le secteur public.

Pour les lecteurs de BTW, la constellation proposée pourrait renforcer le contrôle du Kazakhstan sur les priorités d’observation sans rendre le service entièrement indépendant d’Hydrosat. L’accord final devra préciser quelles composantes le Kazakhstan pourra exploiter lui-même et quelles fonctions continueront de dépendre de la technologie et de l’assistance d’Hydrosat.

À surveiller

Il faudra surveiller la conclusion d’un accord définitif précisant le nombre de satellites, la répartition des responsabilités concernant les engins spatiaux, le calendrier de lancement, les droits sur les données et l’accès au logiciel de traitement d’Hydrosat. Des précisions sur l’infrastructure au sol et l’intégration aux systèmes de suivi existants du Kazakhstan montreraient quelle part du service sera exploitée localement.

Sources

  1. https://hydrosat.com/2026/09/07/hydrosat-and-kazakhstan-gharysh-sapary-sign-agreement-to-advance-sovereignthermal-satellite-capabilities-for-central-asia/

  2. https://www.siliconluxembourg.lu/hydrosat-kgs-thermal-satellite-constellation-kazakhstan/

  3. https://hydrosat.com/2026/06/25/hydrosat-and-kazakhstan-gharysh-sapary-sign-agreement-for-satellite-water-intelligence/